L'Affaire des Poisons

1670, entre Messes Noires et sombres complots, pénétrez la plus effroyable affaire de tous les temps !
 
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 Leçon de choses [PV Athénaïs]

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Antoine d'Aquin
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MessageSujet: Leçon de choses [PV Athénaïs]   Dim 29 Mar - 11:50

*Qui aurait pu croire que cet austère médecin du Roi, ce prétentieux qui n'avait d'yeux que pour ces piecettes, cette créature qui se préoccupait davantage de ses soucis de décendance que de l'humeur des gens puisse un jour prendre du temps pour les siens ? Eh bien c'était exactement ce qui était en train de se produire à l'instant même tandis que d'Aquin, accompagné de son jeune fils Louis, marchait dans les allées du château sans se préoccuper d'autres choses que du ciel et des oiseaux. A un moment cependant il voulut s'asseoir et tendit à son père le livre qu'il avait emporté avec lui. D'Aquin l'ouvrit afin de lui lire, et ce sans grande satisfaction*.

"Vous savez lire, Louis, en plus...".

"C'est mieux quand c'est vous qui lisez, père".

*Et de lui adresser son plus beau et son plus grand sourire de bambin charmant. Encore une chance qu'il ait hérité des traits fins de sa mère puisque son père était plutôt ingrat lorsqu'il souriait. On eut dit un bon idiot du village et certains disaient même que c'était assee effrayant... lui le premier d'ailleurs !*.

"Qu'est-ce encore que ceci ?, soupira-t-il, qui vous conseille pareilles lectures ?".

"C'est Monsieur mon Précepteur, père".

*Avait annoncé l'enfant d'un ton prompt et décidé. Et Antoine de se dire que lorsqu'il avait une idée en tête il ne l'avait pas ailleurs... mais de qui pouvait-il tenir ?*.

"Quel est votre passage préféré ? Où, du moins, celui qu'il vous faut lire ?".

*Louis sourit d'enthousiasme et pointa la fable du doigt. Elle était longue et fastidieuse, voila pourquoi il la lui avait réservée... afin qu'il ne se donne pas la peine de lire mais bien davantage pour voir son pauvre père s'épuiser à la faire. Ingrat !
Le médecin soupira à nouveau puis, caressant doucement les cheveux de jais de son fils de sa grosse main bourrue, il commença... pour finir sur une note dubitative*.

"--Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien ! dansez maintenant".


*Il resta un instant en suspend, trompette sous un crâne, tapotant ses lèvres de ses doigts tout en fronçant les sourcils -expression particulièrement tracassée d'un père qui se demande comment l'expliquer à son fils*.

""Vous chantiez ? j'en suis fort aise/Eh bien ! dansez maintenant". Hhmmm... qu'est-ce donc encore que ce...
Bon, Louis ! Que déduisez-vous de cette fable ? Dites-moi un peu...".


*L'enfant l'observa de ses yeux aussi noirs que les siens -deux billes rondes d'interrogation qui finirent par se perdre dans le bleu des nus pour toute réflexion*.

"Qu'est-ce qui va arriver à la cigale, père ?, demanda-t-il brusquement, puisqu'elle a faim et que la fourmi ne veut pas lui donner ?".

*L'autre cligna des yeux puis, d'un haussement d'épaules*.

"Que voulez-vous que j'en sache, Louis ? D'un point de vue naturel, si elle ne se nourrit pas, elle meurt !".

"Elle meurt ? S'écria l'enfant scandalisé, pourquoi ?".

"Je viens de vous l'expliquer...".

"Pourquoi devrait-elle mourir ? Se récria-t-il, pourquoi ? Elle est gentille !!".

"Hélas... trop gentille".

"Je ne veux pas qu'elle meurt !! Pourquoi la fourmi est-elle ainsi avec elle ? Pourquoi ne veut-elle pas partager son repas ?".

*Sur un sourire tendu*.

"Sans doute que Maître La Fontaine n'a pas son pareil pour raconter des horreurs aux enfants, hmm ?".

*L'enfant baissa le nez sur ses chaussures en une petite moue tracassée et capricieuse. Ses petits doigts, tout nerveux, se tortillaient comme des vermiceaux. Son père appliqua sa lourde main sur ces derniers afin de faire cesser ces tourments. Il reprit :*.

"Je ne veux pas qu'elle meurt la cigale... -puis d'une voix plus cassée- Elle n'a rien fait de mal alors pourquoi serait-elle punie ?".

*Son expression se plissa et sa bouche se tordit en une grimace douloureuse tandis que des larmes commençaient à rouler sur ses joues, emportant avec elles le reste de gaieté qu'il gardait en lui. Antoine, quant à lui, leva gravement les yeux vers le Ciel, maudissant La Fontaine d'avoir pondu pareilles âneries qui, soit dit en passant, ne menaient à rien qu'à bourrer inutilement les crânes...
Il passa un bras autour des épaules de son fils, posant sa tête contre sa poitrine*.

"Mais non, elle ne mourra pas, Louis. Vous me connaissez ! Je tire toujours des conclusions attentives. C'est cela être docteur...".

"Qu... qu'est-ce qui va lui arriver alors ?".

Cherchons, cherchons, cherchons... Ahh ! Inspiration, s'il vous plaît ! Pitié !! Ne me laissez pas tomber, Seigneur !

"Eh bien, reprit-il sur un nouvel haussement d'épaules, elle va retrouver sa famille cigale ; son père, sa mère, ses frères et soeurs...".

"Ils vont lui donner à manger ?".

"Mais certainement".

*Louis renifla, un peu rasséréné*.

"Et... et en fait elle... elle sera juste grondée de s'en être allée trop loin de chez elle et d'avoir pris froid, c'est cela ?".

"C'est cela, acheva d'Aquin sur un autre soupir, c'est tout à fait cela...".

*Et, au moment où il disait ces mots, il entendit comme le craquement de brindilles juste derrière eux. Antoine tourna vivement la tête et sourit à la personne qui s'approchait d'eux. Son fils l'imita*.

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MessageSujet: Re: Leçon de choses [PV Athénaïs]   Lun 22 Juin - 17:04

HJ: oh my god!!! je suis navrée je n'avais pas vu ce topic, mille excuses mon ami, je ... je... je suis confuse !

* Athénaïs, quant à elle bien peu chagrinée du sort de la cigale dans la fable de son ami Jean de la Fontaine, marchait le long des allées, en rêvassanrt, laissant son esprit vagabonder au gré de ses pensées. Elle était suivie de près par une suivante, qui s'affairait à lui faire de l'air en agitant un éventail à coté d'elle, car malgré la fraicheur du mois de novembre, la marquise avait chaud. Elle était tracassée, et beaucoup de choses la troublaient, ce qui était probablement la cause de ces bouffées de chaleur. Elle aurait aimé pour une fois passer la fin de l'année sans avoir à se soucier de mille petites choses contrariantes et sans intérêt, mais il fallait toujours que quelqu'un ou quelque chose vienne l'ennuyer. Quand Louis se tenait tranquille avec les femmes, il fallait que ce soit son état de santé qui l'inquiète. Il avait été pris de terribles maux de ventre, et la marquise ne pouvait s'empêcher de culpabiliser. Sans parler de la reine, qui souffrait de malaises et qui refusait de consulter, ne cessant de repousser l'échéance. Pour un peu, Olympe Mancini, la surintendante, finirait par lui reprocher de ne pas avoir été assez ferme avec Marie-Thérèse. Mais bon-sang, elle est la Reine! Qu'y pouvait-elle si sa stupidité venait à bout de sa propre santé? Et la marquise de pousser de longs soupirs, ne sachant que faire pour se débarasser de tous ces petits tracas. Soudain elle s'emporta contre la suivante qui dans un geste maladroit, avait failli lui envoyer l'éventail au visage.*

-Oh, Sonia, mais faites donc attention, pauvre sotte que vous êtes! vous avez failli me défigurer!

*Et Athénaîs de lui arracher l'éventail des mains. La suivante se confondit en excuses.*

-Je vous demande pardon Madame... je... je suis bien maladroite...

-En effet, c'est le moins que l'on puisse dire! Vous m'agacez! Hors de ma vue !

-Mais Madame, je...

-Il n'y a pas de "mais" qui tienne, PARTEZ !!!

*La suivante s'enfuit en courant en direction du château, et Athénaïs souffla bruyamment, se faisant de l'air avec l'éventail qu'elle avait auparavant arraché des mains de Sonia. Puis, se retournant pour continuer sa marche, elle reconnu de dos le sieur d'Aquin, avec un enfant à coté de lui. Elle décida donc d'aller le saluer. Elle s'approcha de lui, et, l'ayant probablement entendue arriver, elle les vit se tourner vers elle. La marquise afficha un grand sourire qui contrastait tout à fait avec la scène d'avec la suivante. Mais Athénaïs était maître en matière de dissimulation de sentiments, la vie à la Cour obligeant à ce genre d'exercice.*

-Bonjour messieurs. Comment vous portez-vous?

*Elle remarqua la mine un peu tristounette du fils d'Antoine, et remarqua le livre de fables que tenait son ami dans les mains. Elle fit le rapprochement, les fables de La Fontaine étant quasiment toutes pourvues de fins peu agréable avec une morale à la clé.*

-Vous lisiez du La Fontaine à votre fils? Ne me disiez-vous pas que vous l'aviez en horreur

*ajouta-t-elle, une pointe d'ironie dans la voix. Elle attendit sourire aux lèvres que son ami lui réponde, les regardant tour à tour.*

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