L'Affaire des Poisons

1670, entre Messes Noires et sombres complots, pénétrez la plus effroyable affaire de tous les temps !
 
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 A l'entrainement

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Aramis
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MessageSujet: A l'entrainement   Ven 27 Aoû - 13:11

C'est dans la cour de la caserne des mousquetaires et sous un soleil de plomb que l'Instructeur torse-nu et ruisselant de sueur leva un bras et se mit à beugler à ses hommes

ARMEEEEEEEEZ! TIREEEEEEZ!

Une envolée de fléches partit de mousquetaires postés en rang parfait et allérent se ficher dans des cibles en paille tandis que d'autres passérent largement au dessus. Aramis s'appuya sur son arc et regarda Porthos

Aramis : Moins fort voyons! Tout est dans le dosage

Porthos : Mon arme à moi c'est lépée pas l'arc! Qu'est ce qu'il a le maître d'armes aujourd'hui ? Il se prend pour Robin des Bois ou quoi ?

D'Artagnan : Je ne me suis jamais autant ennuyé de ma vie! Les arcs n'ont vraiment rien de fascinant

Porthos : Lépée ça c'est noble et au moins on peut frapper!

Athos : Vous n'êtes que des bourrins! Un peu de précision et de subtilité ne peut que nous faire du bien.

Porthos : Je ne vois pas en quoi une épée manque de subtilité!

Riant Aramis s'éloigna du groupe pour se diriger vers le tonneau d'eau potable. S'entraîner sous une chaleur pareille éprouvait le physique et le mental des mousquetaires. Aprés avoir bu il s'aspergea copieusement pour tenter de rafraichir sa peau brûlante et rougissante sous les morsures du soleil. Leur instructeur avait exigé que ses hommes soient le moins habillés possible pour cette séance d'entrainement. Comme si les Mousquetaires avaient l'habitude de se pavaner sans leur prestigieux uniforme! Aramis trouvait que leur Maître d'Arme manquait de bon goût mais bon...En cours de mission il pouvait arriver que les soldtas du roi soeint délestés de ce qu'ils portent. Et il fallait quand même savoir se débrouiller! Il attrappa une piéce en tissu afin de se sécher lorsque son regard rencontra celui d'un policier et pas des moindres : Monsieur Delalande.

- Monsieur Delalande ? Bien le bonjour! Etes vous venu participer à notre petite distraction de la journée ?

Le mousquetaire était tout sourire. Il appréciait l'homme et ses états de service. Et qui plus est ils devaient se rencontrer



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Alban Delalande
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MessageSujet: Re: A l'entrainement   Ven 27 Aoû - 14:12

C'était le hasard qui avait mené Alban dans les environs. Toujours à enquêter, à chercher le moindre détail qui pouvait paraître suspect. C'était là toute la difficulté de sa tâche : il devait être discret. En présence d'un homme de la police, inutile de dire que ceux qui auraient eu l'envie de pratiquer une ou deux choses illégales se retenaient de commettre leurs méfaits. Il comptait bien profiter de son profil "passe-partout" pour aller ici et là. Son nom n'était peut-être pas inconnu à Versailles, mais son visage l'était pour certain. Un avantage à ne pas négliger. Il fallait être sot pour oser tenter quelque chose au nez et à la barbe du Roi, mais comme le disait l'adage : rien de mieux qu'un tas de pierre pour cacher un caillou. Qui irait enquêter ici ?
Des cris le menèrent à l'endroit où s'entraînaient les mousquetaires du Roi. Mousquetaire... la garde rapprochée de Versailles. Si Alban avait eu quelque ambition, peut-être aurait-il tout fait pour appartenir à ce corps d'armes. Mais il restait humble. Issu d'une famille modeste et pas vraiment habituée au métier des armes, il n'avait aucune chance. Son poste actuel lui convenait parfaitement. Cependant il observa avec intérêt les manoeuvres de ces hommes ô combien connus. Il était pourtant étonné. Des arcs... il avait plus l'habitude de voir les mousquetaires épée ou mousquet à la main, comme le signifiait leur nom. Un exercice qui le captiva un moment. Puis il vit un homme aller à l'écart pour se rafraichir. Il se rapprocha un peu pour le reconnaître. Il sourit légèrement quand celui-ci l'interpela.


- Monsieur Aramis... Je vous rends votre bonjour.

Il sourit plus largement à sa remarque. Lui ? Participer à cela ? Il n'oserait jamais. Il n'avait comme arme qu'un pistolet et fait de son mieux pour s'en servir le moins possible.

- Je n'oserais pas. J'aurais trop peur de paraître ridicule devant tant de précision et de puissance. La seule fois où j'ai utilisé un arc, c'était dans ma jeunesse... et les résultats n'étaient pas très probants. Je vous en prie, ne dérangez pas votre entraînement pour moi. J'attendrai que vous ayez fini pour pouvoir parler plus librement.
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Aramis
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MessageSujet: Re: A l'entrainement   Mar 31 Aoû - 13:17

Alban Delalande a écrit:
- Je n'oserais pas. J'aurais trop peur de paraître ridicule devant tant de précision et de puissance. La seule fois où j'ai utilisé un arc, c'était dans ma jeunesse... et les résultats n'étaient pas très probants. Je vous en prie, ne dérangez pas votre entraînement pour moi. J'attendrai que vous ayez fini pour pouvoir parler plus librement.

Alban Delalande semblait timide et il se sous-estimait trés certainement. N'était il pas un brillant policier de Monsieur de la Rennie ? Si les mousquetaires étaient plutôt des gens d'armes assez brutaux dans l'ensemble les agents tels que M. Delalande agissaient en toute discrétion et en finesse. Henri d'Aramitz était persuadé que si les deux factions s'alliaient, surtout sur une affaire telle que celle de poisons rien ne leur résisterait.

- En vérité Monsieur je m'en voudrais de vous faire perdre un temps qui doit vous être précieux. De toutes façons nous n'allons pas tarder à...

Le son strident d'une trompéte retentit interrompant le Mousquetaire. Et en un clin d'oeil la place se vida non sans qu'Athos, Porthos et d'Artagnan indiquent à Aramis qu'ils lui garderaient sa part aprés avoir salué Delalande. Le jeune-homme rit avant de reprendre sa phrase

- Manger! C'était cela que je voulais dire mais j'ai été devancé.

Aramis passa une chemise et continua d'un ton amusé

- Je vous remercie de prendre de l'intérêt à notre entraînement mais n'ayez crainte mes camarades me couvriront. Nous avons l'habitude car notre tempérament hélas n'est pas aussi discipliné qu'il le faudrait...ce doit être pour cela que le maître d'Arme se plaît à nous torturer!

Habillé, le mousquetaire indiqua une direction à son interlocuteur

- Si cela vous convient je vous invite à dêjeuner Monsieur. Nous pouvons nous mettre dans un bureau sans crainte d'être dérangés. En tous cas sachez que je suis vraiment heureux de pouvoir enfin m'entretenir avec vous. J'admire beaucoup ce que fait M. de la Rennie et ses hommes. Et si j'avais été moins porté sur les armes et plus sage j'aurais essayer d'en être.

Les deux hommes firent leur entrée dans une piéce sobre aux murs nus et meublé simplement d'un bureau et de trois chaises. Cet endroit ne semblait être occupé par personne en particulier et ne servait que trés rarement. Car l'administratif se trouvait dans un autre bâtiment. Sur le bureau était placé deux repas tout simples avec un cruchon de vin et du pain.










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Alban Delalande
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MessageSujet: Re: A l'entrainement   Mar 31 Aoû - 14:32

Aramis semblait avoir deviné la réserve d'Alban à son égard. Il était vrai que le policier n'était pas un homme exubérant. Il savait où était sa place dans un monde comme celui de Versailles. Certains hommes arrivaient à acheter des quartiers de noblesse, mais lui ne se voyait pas faire de telles choses. La vie de la Cour ? Très peu pour lui. Il préférait sa pseudo-liberté dans les rues parisiennes. Des rues peu sûres, certes... souvent le théâtre de bon nombre de malheurs. Mais plus vivantes que le théâtre de marionnettes de porcelaine que lui inspirait le château de Louis XIV.
Il avait entendu dans de nombreuses tavernes les histoires des mousquetaires. Quand les gens ne savaient pas lire, ils écoutaient et racontaient les rumeurs que d'autres avaient lancé. Mais toutes étaient d'accord sur un point : les seuls hommes d'honneur étaient ceux de la garde rapprochée du Roi. Il y aurait eu de quoi écrire un véritable roman. Un jour peut-être un auteur se pencherait sur leurs exploits. Aussi Alban préférait ne rien dire de déplacer pour ne pas se mettre à dos des hommes aussi extraordinaires.
Il se retint de rire lorsque Aramis fut interrompu par le bruit de la trompette. La situation était tout de même amusante. Il salua de loin les autres mousquetaires - que d'honneurs aujourd'hui ! - avant d'être surpris par son invitation. Il était vrai que l'heure avançait et qu'il n'avait rien avalé depuis la veille au soir.


- Je vous remercie pour votre invitation... ce n'est pas de refus...

Il le suivit et fut étonné de voir dans le bureau que tout était déjà près. Il sourit légèrement et regarda Aramis.

- A croire que tout était prévu. Vous m'étonnez Monsieur.

Il attendit que le mousquetaire s'asseye pour faire de même.

- Vous savez, je ne fais partie de cette unité que depuis très récemment. Beaucoup s'étonnent quand je leur dis qu'il s'agit d'un coup de chance... Normalement quelqu'un de ma condition n'aurait pas accès à un tel poste. L'ambition m'a suffit.

Il n'aimait pas vraiment s'étaler sur sa vie privée. Il avait toujours l'impression qu'en sachant qui était vraiment Alban Delalande, un certain écart ne se creuse. Il n'y avait qu'à voir comment il était considéré par ses "collègues" de travail.


- J'imagine que vous voulez parler des... histoires étranges qui se déroulent à Versailles ces temps-ci...
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Aramis
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MessageSujet: Re: A l'entrainement   Ven 3 Sep - 11:18

Alban Delalande a écrit:


- A croire que tout était prévu. Vous m'étonnez Monsieur.

Aramis était lui aussi un peu étonné mais une plume du chapeau de Porthos vers le cruchon de vin trouva une réponse à sa question. Il y avait du avoir une sacrée négociation entre Porthos et ses deux autres comparses pour lui liasser lâcher le vin. Il prit la plume en souriant

- Pas le moins du monde. Ce sont mes amis qui sont prévoyants.


Les deux hommes s'asseyérent et Alban Delalande entama la conversation, ce qui était loin de déplaire à Aramis.

- Vous savez, je ne fais partie de cette unité que depuis très récemment. Beaucoup s'étonnent quand je leur dis qu'il s'agit d'un coup de chance... Normalement quelqu'un de ma condition n'aurait pas accès à un tel poste. L'ambition m'a suffit.

Une fois de plus, et bien qu'il ne le connaisse pas encore, Aramis eut l'impression que Monsieur Delalande avait une bien piétre opinion de lui même. Cela contrastait avec l'esprit mousquetaire qui consistait bien au contraire à être le plus présomptueux possible. C'est que quand on se jettait la tête premiére dans les combats il valait mieux poséder une grande confiance en soit.

- La chance donne un bon coup de pouce sans aucun doute mais elle tourne vite. Quant à l'ambition si elle n'est pas accompagnée de qualités aptes à la servir ma fois elle ne peut pas durer. C'est du moins ce que je pense. A mon sens Monsieur, si vous avez été choisit pour faire parti de cette unité d'élite c'est que vous le méritez.

- J'imagine que vous voulez parler des... histoires étranges qui se déroulent à Versailles ces temps-ci...

Aramis hocha la tête affirmativement avant de confier

- En effet. Le roi m'a demandé de résoudre cette affaire qui le chagrine profondément.

Chagriner était un bien faible mot. Jamais Aramis n'avait vu son roi autant rongé par l'inquiétude. Et il espérait bien pouvoir ôter cet ignoble fardeaux de ses jeunes épaules.

- J'ai la conviction que si nous collaborons nous y parviendrons plus facilement. Et qui sait ? Cela ouvrira peut être les portes d'une collaboration générale entre Policiers et Mousquetaires. Dans le fonds nos deux cors de métiers sont fais pour se compléter et nous servons sous la banniére de Sa Majesté. Aussi, si cela vous agréee je vais vous confier tout ce que je sais et vous demanderez de me faire part de votre opinion de vos idées afins qu'ensemble nous puissions monter un plan d'action.
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Alban Delalande
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MessageSujet: Re: A l'entrainement   Ven 3 Sep - 21:25

Ses amis... ça, Alban avait entendu parler de la franche camaraderie qui régnait au sein du corps des mousquetaires. Ils formaient une famille à part entière, et visiblement cela continuait de les étonner.
Il sourit légèrement quand il répondit à sa petite présentation. De la chance... oui, il ne pouvait pas trouver d'autre mot. Certes, si La Reynie l'avait choisi, c'était bien pour une raison ou une autre. On engage pas un petit gratte papier en tant que policier sans raison particulière. Il avait fait ses preuves en rapportant quelques informations après des filatures dans les bas-fond. En tout cas, il avait apprécié les paroles de réconfort dans la bouche d'Aramis. Etre reconnu par une telle sommité... Il ne se sentait plus de moindre importance.

Ainsi, le Roi avait demandé à Aramis d'enquêter de même. Ce n'était pas une mauvaise idée. Il savait que l'homme avait sans doute accès à d'autres informations que les siennes... et vice versa. Leur collaboration ne pouvait être que bénéfique. Il se permit de verser un peu de vin dans un des verres et le tendit à Aramis. Ils étaient tous les deux partis pour discuter un moment.


- Les personnes qui ont été touchées par ces... désagréments, appelons cela comme ça, étaient des personnes importantes de Versailles... Inutile de dire que l'on ne peut pas les approcher très facilement. Aussi je pense que la ou les personnes qui ont commandité ces empoisonnements sont des personnes de confiance. Des domestiques ou bien d'autres nobles de leur entourage.
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MessageSujet: Re: A l'entrainement   Jeu 18 Nov - 13:21

hp : Toutes mes excuses pour ma longue absence (et sans prévenir en plus!) je pensais le fofo mort et je ne voyais pas l'intérêt de continuer (honte à moi!). Désolée!

Aramis trinqua avec Alban au nom d'une collaboration qui serait probablement enrichissante personnellement et professionnellement. Le mousquetaire appréciait la loyauté dont semblait faire preuve le policier. Son raisonnement également intrigua Aramis et surtout lui confirma que sa théorie n'était peut être pas mauvaise.

- Eh bien c'est amusant car nous nous sommes fais la même réflexion avec nos camarades! Seul un proche ayant accés à toutes ces personnes de la haute noblesse peut réussir un tel "exploit".

Car aprés tout il s'agissait bien d'un exploit. Il fallait être brillant pour parvenir à un tel résultat. Machiavéliquement brillant!

- En vérité je tendrais à croire qu'il ne s'agit pas d'une seule personne mais de plusieurs...un réseau bien organisé. Mais enfin il n'y a aucune preuve et je ne voudrais pas influencer votre raisonnement.

Le partage des informations à présent.

- Sa Majesté la Reine a été empoisonnée. Elle a eu les mêmes symptômes que Feu Madame de Nemours.Madame Henriette d’Angleterre est morte également de la même chose et récemment Madame de Montespan a faillit passer l'arme à gauche à son tour sous le même effet. Le poison utilisé est créé à base de plantes. Il est inodore et incolore. Les plantes se trouvant dans la forêt nous la surveillons depuis quelques temps. Mais rien à l'horizon! Et à la vérité c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.
Et de son côté Madame Olympe Mancini est persuadéé que la duchesse de Vivonne voue une haine sans merci à Madame de Montespan et qu'elle peut être suspecte.


Il conclue

- Concrétement nous n'avons rien. Alors en l'absence d'éléments déterminants pour nous forger une théorie fiable il nous faut créer une situation auquel le ou les empoisonneurs ne s'attendront pas.

Aramis invita son interlocuteur à manger et fit de même.


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Alban Delalande
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MessageSujet: Re: A l'entrainement   Mar 23 Aoû - 21:09

HJ : Je suis vraiment, vraiment navrée, j'ai eu une année assez intensive niveau boulot et je n'avais pas toujours la tête à RP efficacement. J'espère que tu es toujours dans les parages malgré tout ça ^^;

Alban écouta attentivement les détails qu'Aramis voulait bien lui donner. Il connaissait la plupart des faits, comme beaucoup de monde parmi ses collègues, mais il ignorait beaucoup des histoires de Cour : qui fréquentait qui ? Qui disait du mal de telle ou telle personne ? En ce qui le concernait, il était plus souvent sur le terrain en plein coeur de Paris qu"à rester à écouter aux portes des salons. Même si le Roi lui avait donné carte blanche, moins on le voyait dans ce milieu et mieux tout cela était.
Des noms, il en avait beaucoup en stock. Pour éviter une éventuelle torture, certains suspects qu'ils arrêtaient se montraient très bavard. Mais La Reynie avait été catégorique : les paroles ne suffisaient pas, il fallait des preuves et des faits concrets. Tout ce qu'ils pouvaient faire, c'était surveiller les endroits où l'on pouvait se procurer les différentes poudres responsables de tant de malheurs dans le plus beau pays d'Europe.


- Nous avons fait de nombreuses perquisitions en ville. Mais ces gens sont malins et les nouvelles vont très vite dans les bas-fonds. Nous avons déjà arrêté quelques personnes mais pour beaucoup ce ne sont que des maladroits qui essaient de profiter de la situation des honnêtes gens en leur procurant des produits plus que suspects. Mais les plus gros gibiers ont tendance à rester sur leurs gardes et ne montrent leur nez que très rarement. J'ai eu l'occasion d'enquêter à propos d'un prêtre, un dénommé... Guibourg, si je me rappelle bien. Mais hélas, je me souviens juste m'être réveillé près de la Seine avec un horrible mal de crâne. Une affaire étrange.

Il mangea un peu et reconnut que cela avait meilleur goût que ce qu'il avait l'habitude d'avaler quand il était en service. Bien sûr, cela n'avait rien à voir avec les festins de sa logeuse mais il s'efforçait de la déranger le moins possible. Il ne tenait pas à ce qu'on associe cette brave femme avec les forces de police : qui savait ce qu'un esprit mal tourné pouvait faire ?

- Toutes nos pistes nous emmènent face à un mur. Et il y a fort à parier en ce qui concerne les herbes que les empoisonneurs les font venir d'une autre façon. Une de nos théories mentionne la participation de certains hommes d'Eglise. Un complice, déguisé en pèlerin, pourrait aisément faire entrer des ingrédients douteux dans Paris, venant de forêts un peu plus lointaines. C'est plus lent, mais plus sûr, et ils peuvent en tirer un meilleur prix pour leurs mixtures.

Il secoua la tête tant cela semblait simple à résoudre. Mais la réalité était toute autre. Et si les mousquetaires eux-mêmes n'arrivaient pas à y mettre un terme, alors il faudrait redoubler d'efforts.


- En effet nous pourrions leur tendre un piège mais... supposons que si nous échouons toujours c'est parce qu'un traître se dissimule parmi nous ? Comment pourrions-nous mettre tout cela en place ? Je sais, je dois paraître défaitiste et je m'en excuse. Seulement il ne faut négliger aucune possibilité. Avez-vous déjà songé à une quelconque manière de procéder sans éveiller les soupçons ?
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