L'Affaire des Poisons

1670, entre Messes Noires et sombres complots, pénétrez la plus effroyable affaire de tous les temps !
 
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 Rien n'avance [Libre]

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Alban Delalande
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MessageSujet: Rien n'avance [Libre]   Mar 17 Aoû - 16:33

Ce que faisait Alban dans les allées du jardin de Versailles ? Il ne le savait pas trop bien lui-même. Après l'incident dont il avait été victime dans les rues de Paris et dont il n'avait que des souvenirs très flous, on lui avait accordé quelques jours de repos. Cela ne l'avait pas arrangé. Il y avait tant d'affaires à régler ! Les empoisonnements ne cessaient pas. Au contraire, ils avaient tendance à devenir de plus en plus commun. Et cela ne touchait pas que la haute bourgeoisie de Paris. Maintenant, cela frappait de plein fouet le château de Versailles. Le Roi lui avait demandé de mener l'enquête et lui avait sommé de présenter de bons résultats. Après une remontrance, le policier s'était efforcé de faire de son mieux. En enquêtant du côté des domestiques, il avait pu arrêter quelques trafics et remettre au Roi une liste de personnes plus ou moins impliquées. Il avait hésité à la lui remettre : quelques grands noms s'y trouvaient. Il ne serait peut-être pas heureux de les découvrir.
Enfin, il n'avait rien à se reprocher. Il avait fait son travail. Ses pistes l'avaient mené là où il fallait. Alors pourquoi son visage ne marquait qu'un air de souci et de fatigue ? Parce qu'il savait qu'il n'avait enlevé qu'un petit grain de sable dans le désert. Il avait eu d'autres échos. Des messes noires organisées un peu partout autour de la capitale. D'autres meurtres inexpliqués. Des enlèvements d'enfants qu'on ne revoyait jamais... ou pire ! Non, cela ne lui plaisait pas.
Il espérait avoir un déclic en marchant dans ces allées. Avec la carrure qu'il avait, il ne pensait pas éveiller les soupçons. Peut-être surprendrait-il une parole ou un acte suspects ? Peut-être que quelqu'un lui donnerait une information ? En tout cas, ce n'était pas en restant assis chez lui qu'il trouverait. Sa logeuse lui avait ordonné de sortir tant sa mine était affreuse et lui faisait peur. Il était donc là. Il attendait en marchant de faire une rencontre quelconque. Même pour papoter un peu. On pouvait être policier et se sentir seul !
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Gabrielle de Thianges
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Mar 17 Aoû - 21:19

*Gabrielle se baladait dans les allées. Telle était sa première sortie depuis son empoisonnement raté. La marquise n’était pas au meilleur de sa forme mais pour faire un joli pied de nez aux ennemis de sa sœur, qui étaient également ses ennemis, elle paradait comme toute cette vile société. Parée de sa couleur fétiche, un rouge foncé et puissant virant au bordeaux, elle arborait un teint pâle, des joues rosées et une superbe broche arborée au bustier de sa robe. Ce bijou était le présent offert par le Roy et sa chère sœur après la tentative d’empoisonnement sur cette dernière. La dictature de la mode et de l’apparence présentait des avantages, notamment celui de cacher un mauvais teint sous une peau albâtre des plus recherchées.
Elle était plus que jamais attentive aux moindres faits et gestes autour d’elle, aux personnes évoluant à Versailles. Son instinct l’accompagnait en toutes circonstances afin de tenter de découvrir les intentions dissimulées des courtisans. Elle en venait aussi à se méfier des domestiques, les siens y compris. Après tout, les gens de sa maison pouvaient être directement responsables de son empoisonnement, à l’origine dirigé vers sa sœur. Des domestiques ne pouvaient agir seuls, le ou les commanditaires étaient certainement plus puissants. Des nobles, aidés de domestiques et de gens du peuple aux pouvoirs obscurs et mortels, terrorisaient la haute noblesse. Et si la conspiration était une immense machination infernale ? Si l’affaire n’était-elle pas un incroyable réseau sévissant à Paris et contaminant tous les châteaux royaux ? L’affaire était complexe et encore plus sombre … Gabrielle soupira, un soupir entre agacement et désespoir
.*

*Soudain, son regard fut attiré par un jeune homme déambulant dans l’allée. Son costume laissait à penser qu’il faisait carrière dans les armes. Or, il semblait fort préoccupé, comme absent. Sa mine fatiguée faisait supposer de grands tracas. La marquise de Thianges connaissait ce visage sans toutefois pouvoir y apposer un nom. Oui, elle avait déjà aperçu cet homme, à Versailles même, selon ses souvenirs. Cependant, elle voulait avoir confirmation et connaître son identité.
Elle s’approcha alors de l’officier – qui ne l’avait pas remarqué – et le tira courtoisement de ses pensées :


-Bonjour Monsieur ! Quelles réponses cherchez-vous désespérément dans cette allée ?

*Elle laissa planer un silence, habité par son petit sourire de convenance, attendant une réponse de son interlocuteur.*

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Alban Delalande
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Jeu 19 Aoû - 1:17

Alban n'avait pas entendu la jeune femme s'approcher. Il était tellement absorbé dans ses pensées qu'il ne sursauta qu'en entendant sa voix. Aussitôt il se redressa, conscient qu'il ne devait pas offrir une image bien flatteuse de sa personne. Un réflexe assez étrange car le jeune homme n'était pas du genre à soigner son apparence à tout prix. Il faisait juste un effort quand il devait se rendre à Versailles, comme aujourd'hui. Le reste du temps, il faisait l'espion dans les rues de Paris... pour surprendre des trafics ou bien continuer de mener l'enquête pour ce Charles Montaucieux.
Aussitôt, il s'inclina. En voyant cette femme, il supposa tout de suite qu'elle n'était pas n'importe qui. Il n'y avait qu'à voir son élégance et la prestance qu'elle dégageait par sa seule présence.


- Veuillez m'excuser Madame... J'étais dans mes pensées et je n'ai pas remarqué votre présence. Ce qui, je l'avoue, est honteux. Qui ne remarquerait pas une si charmante personne.

Il se redressa. Assez de politesses. Certes, Alban devait montrer une bonne image des services de police, instaurés par le Roi lui-même. Il ne voulait pas recevoir un blâme parce que ses manières de campagnard ressortaient dans un moment inopportun. Il se redressa calmement, un sourire serein aux lèvres.


- Alban Delalande. Des services de police de Monsieur de La Reynie. A votre service Madame. Je... réfléchissais à quelques affaires en cours. Je pensais qu'au calme et au grand air, quelque réponse m'apparaîtrait comme... par magie.
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Gabrielle de Thianges
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Jeu 19 Aoû - 19:36

*A l’évidence, ce jeune officier était bien plus qu’absorbé par ses pensées, son esprit était perdu dans les méandres de ses réflexions. Elle sourit gentiment en le voyant sursauter, amusée de le voir se redresser pour « bien » paraître devant elle. Il n’était pas un habitué de Versailles. Nul doute que les mœurs courtisanes différaient du Paris qu’il arpentait à la recherche de tel ou tel coupable. La marquise était amusée, oui, disons-le et le fût encore plus en l’entendant balbutier quelques excuses. A vrai dire, elle n’était pas amusée par pure moquerie sarcastique. Sa maladresse et son inaccoutumée étaient sympathiques.
Gabrielle répondit à sa révérence par une légère révérence. – Enfin un peu de répit pour son dos, elle n’avait pas à saluer jusqu’au sol ! – Puis, elle rassura son interlocuteur dont l’oubli involontaire n’était absolument pas grossier :*


-Vos excuses sont toutes acceptées Monsieur et il aurait été bien plus honteux de ne pas répondre à mon salut. Or, vous l’avez fait avec attention et compliments ! Soyez sans crainte !

*Il avait l’allure sereine et agréable. Gabrielle l’examinait de ses yeux perçants et ne fut pas plus étonnée que cela d’entendre prononcer le nom du grand chef des services de police qu’est La Reynie. Un homme efficace – quoique … ces temps-ci – et au service du Roy. Ce nom lui était parvenue plusieurs fois aux oreilles. Il enquêtait sur l’affaire … tout comme ce pauvre Monsieur Delalande, cherchant ici, sur les lieux des crimes une piste pour en trouver le ou les coupable(s). Il fallait bien commencer à un endroit et Versailles n’était pas étranger à toutes ses manigances. Pire, il en était l’instigateur. ‘Allons, trêve d’observation et présente-toi Gabrielle !’ Elle se tint droite, les mains croisées devant son buste et se présenta avec une voix des plus claire et posée :*

-Je suis enchantée de faire la connaissance d’un des protecteurs de ce Royaume …

*Elle marqua un silence. Puisque la Cour était un théâtre, autant faire durer le plaisir !*

-Gabrielle de Mortemart, marquise de Thianges.

*La marquise n’en ajouta pas plus. Si ce jeune officier connaissait Versailles, l’affaire et s’il était ici pour la résoudre, il saurait immédiatement qui elle était et surtout à qui elle était apparentée.*

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Alban Delalande
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Jeu 19 Aoû - 21:04

Alban prit le temps d'observer la nouvelle venue. Une noble dame, à en croire son maintien et sa toilette. Elle semblait cependant avoir quelque chose de plus que les courtisanes que l'ont croisait ici et là. C'était une certaine noblesse qui s'inscrivait dans son regard. Un regard qui, d'ailleurs, lui semblait familier. Où diable l'avait-il vu auparavant ?
Il esquissa un sourire en entendant l'expression "protecteur de ce Royaume". Il ne se considérait pas vraiment comme un héros. C'était déjà une chance d'avoir pu intégrer les rangs des policiers de Nicolas de La Reynie. Chance, oui, on pouvait nommer sa situation comme cela. Charles Montaucieux lui avait d'ailleurs bien fait comprendre, à sa manière, qu'il avait encore énormément de progrès à faire. Alban ne demandait pas mieux. Mais pour bon nombre d'enquêtes qu'il avait mené, il avait parfois longtemps lutté pour garder la tête hors de l'eau. Les gens ne se rendaient sûrement pas compte de la pression qu'ils pouvaient endurer. Un jour peut-être, il craquerait. Il espérait seulement que cela serait le plus tard possible.
Puis, quand elle se présenta, tout parut plus limpide. Mortemart... il fit sans aucun mal le lien avec Madame de Montespan. Il devait avouer qu'il n'était pas encore familier des liens que chacun des courtisans de la Cour avaient entre eux. Les arbres généalogiques n'étaient pas le fort du jeune homme. Lui préférait s'en remettre à l'observation. Beaucoup de personnes pouvaient aisément prétendre être de telle ou telle famille. Alban observait leurs traits, leurs manières... c'était ainsi qu'il avait toujours procédé. Et jusqu'à présent, cela ne lui avait jamais causé de tort.


- Enchanté de faire votre connaissance Madame. J'ai déjà eu l'honneur de m'entretenir un jour avec... votre soeur, Madame de Montespan. Vous êtes toute aussi gracieuse. Je suis impardonnable de ne pas avoir fait le lien entre vous tout de suite.

Assez de palabres inutiles. La jeune femme avait sans doute mieux à faire que d'écouter ce genre de remarques de la part d'un homme issu d'un milieu totalement différent du sien.
Cela faisait maintenant un moment que le policier ne s'était pas rendu à Versailles. Il n'avait eu des échos de ce qui se passaient qu'à l'hôtel de police. Il y avait eu un peu de remue-ménage ces temps-ci. Tout ce qu'on avait bien consenti à lui dire, c'était qu'une personne importante avait été empoisonnée. Il ne s'en était pas mêlé. Les autres semblaient plus à même de résoudre ce cas, quoique ces temps-ci...


- Je dois paraître assez... idiot. Mais j'espère qu'aucune des affaires dont j'ai eu vent ne vous a affecté d'une manière ou d'une autre. Ces derniers temps, Versailles n'est pas à l'abri de sombres phénomènes...
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Gabrielle de Thianges
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Jeu 26 Aoû - 1:05

*Gabrielle était inspectée. Pour un officier à la solde de La Reynie, rien de plus étonnant. Il semblait avoir un peu plus de délicatesse et de politesse que certains autres de ces collègues parfois rustres. Certes, on ne résolvait pas des crimes avec des bonnes manières mais en présence de l’aristocratie, qui plus est à Versailles, personne n’était dispensé du respect de l’étiquette. Ici encore plus qu’ailleurs, les distinctions sociales se ressentaient … jusque dans le nombre de traînes à la robe ! Oui, il était plus confortable d’être bien né encore que ces temps-ci, les mieux nés tremblaient un peu … voire beaucoup pour éviter tout euphémisme.
A la lueur qui traversa son regard lorsqu’elle prononça son nom, elle sut qu’il avait entendu le nom des « Mortemart » s’il n’en avait déjà pas interrogé un. Elle se remémorra une conversation assez brève avec sa sœur où celle-ci disait avoir été entendu par un officier de La Reynie. Il devait donc s’agir de ce jeune Alban Delalande.
A la suite de ces quelques mots d’excuses, elle comprit qu’elle avait vu juste ! Depuis le temps, ce pauvre officier avait loupé quelques épisodes de l’affaire et elle ne manquerait pas de l’en informer !*


-Je vous remercie du compliment Monsieur Delalande. Vous ne semblez pas habitué aux us et coutumes de Versailles, dit-elle avec un sourire en coin qui ne se voulait ni moqueur ni méprisant – il s’agissait là d’un simple constat. En revanche, vous avez saisi une des grandes manières de vous attirer la sympathie des courtisans : la flatterie !

*Elle marqua une pause avant d’ajouter :*

-Aussi, vous êtes tout à fait pardonné !

*Idiot ? Non, certainement pas. Il n’y avait rien d’idiot à ne pas être informé des détails de l’affaire. Si on le voyait si peu à Versailles c’est qu’il était missionné sur d’autres faits. Sans le savoir, peut-être oeuvrait-il pour la résolution de ces « sombres phénomènes » selon ses propres mots. L’occasion se présentait donc de lui compter les derniers événements.*

-Non, vous n’êtes pas idiot … Malheureusement, « ces sombres phénomènes », comme vous dites m’ont affecté de près. Madame de Montespan a été victime d’une tentative d’empoisonnement … et j’en ai également échappé tout récemment …

*La marquise leva les yeux au ciel tant pout masquer inquiétude que pour exprimer son agacement. Ces mystérieux poisons s’infiltrant partout et gangrénant les esprits et les corps sans que personne ne puisse rien y faire l’énervaient. L’impuissance était une des situations les plus désagréables !*

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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Lun 30 Aoû - 1:13

Alban sourit avec un air gêné. Certes, les filatures étaient son fort. Certes, il savait ce qu'il fallait faire pour passer inaperçu dans les bas-fonds de Paris. Mais jamais il n'avait été à l'aise dans le château qu'était Versailles. La Reynie l'avait prévenu : l'endroit était étrange. Un seul pas et les rumeurs allaient on train. Une seule erreur et tous étaient au courant dans l'heure. Il n'y avait pas échappé. Comment oublier la désagréable sensation que les courtisans avaient de le fixer comme s'il était le dernier des malotrus. Certes, il venait d'un milieu modeste. Certes il n'était pas vraiment à la mode... mais il ne supportait pas tous ces préjugés. On l'avait une fois confondu avec un domestique. Il avait fallu l'aide d'une dame chez qui il avait déjà enquêté pour dissiper le malentendu.

Oh, Gabrielle ne se moquait pas... mais elle n'avait pas tort. Elle jugeait cet individu qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Il n'avait sans doute rien en commun avec les gentilshommes qui devaient se presser pour lui faire la Cour. Nier n'aurait servi à rien. Une aussi belle personne, même mariée, devait faire rêver bon nombre d'homme. Lui-même devait reconnaître qu'elle n'était pas désagréable à regarder. Elle avait dans le regard cette détermination et cette autorité qu'il avait déjà remarqué chez sa soeur.

Mais ce qui l'étonna furent les aveux à propos des tentatives d'empoisonnement. Avait-il été absent si longtemps que ça ? Ou bien se méfiait-on de lui pour ne pas l'en tenir informé ? Il savait que certains de ses collègues considéraient comme fou cet homme retrouvé près de la Seine complètement hagard. Que n'aurait-il pas donné pour enfin pouvoir se justifier... Son teint passa au blanc en imaginant la colère que le Roi allait sans aucun doute lui faire étalage lors de son prochain rapport, même s'il n'était pas directement lié à cette affaire. La favorite du Roi et sa soeur... deux grandes figures de la Cour... L'affaire prenait un ton des plus dramatiques.


- Bon sang... excusez-moi, je ne devait pas jurer. Mais j'ignorais cela... j'avoue avoir été mal en point ces derniers temps et les dernières affaires ne m'ont pas été communiquées. Mais cela ne m'excuse en rien. Soyez sûre que nous allons chercher des pistes sérieuses.


Il était bien là pour ça, non ? C'était son métier. Autant le pratiquer... en essayant toutefois de ne pas scandaliser Gabrielle. Il inclina la tête en guise d'excuse et demanda avec une voix posée.

- Vous a-t-on déjà questionné sur cette affaire ? Je ne voudrais pas entraver le travail d'un collègue si c'est déjà le cas... Mais j'imagine que vous voulez des réponses. Peut-être que le responsable avait déjà frappé auparavant. Peut-être y aurait-il un détail commun avec une autre affaire...
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Mer 1 Sep - 21:50

*Gabrielle trouvait Alban fort sympathique et ne fût pas vexée qu’il ne soit pas au courant de ses mésaventures. A vrai dire, elle aurait aimé que ni l’une ni l’autre ne fussent advenues mais il en était autrement … Ma foi, elle ne pouvait pas y faire grand-chose, à part guérir. Une fois de plus, cela l’agaçait. A quoi bon ? Il fallait faire avec, lutter contre ses importuns, attendre leur arrestation …
A la mine de l’officier, elle comprit qu’il tombait des nues et s’inquiétait du sort qu’on avait réservé aux sœurs Mortemart. Elle hocha la tête avec un léger sourire afin de lui démontrer qu’elle acceptait ses excuses et ne lui en voulait pas.*


-Maintenant, vous connaissez les dernières informations … Oh, vous n’êtes pas le seul à jurer dans cette affaire ! Cela restera entre nous, plaisanta-t-elle.

*Elle toussa un peu, s’éventa et se dirigea vers un banc non loin de là. Sa guérison était encore trop récente pour parader indéfiniment au milieu des allées. Elle s’assit donc et invita l’officier à s’asseoir. Elle n’allait pas le laisser debout d’autant que la discussion ne serait certainement pas expédiée !*

-Vous n’avez rien souffert de grave Monsieur ? Ne me dites pas que vous avez testé un de ces maudits poisons …

*La marquise soupira fortement et inclina la tête, comme si de rien était, à quelques courtisans passant devant eux. Il fallait bien garder le masque des courtisans et tenir son rang ! L’air de pitié ou de fausse compassion affiché par la plupart ne marchait pas. Certains étaient sincères, sincères par compassion et sympathie ou sincères par inquiétude ? Les deux pour une poignée et la seconde option pour tous … Mais, cette histoire n’était pas très intéressante et elle préférait répondre à ce Monsieur Delalande.*

- On m’a posé quelques questions mais assez peu à vrai dire … Mes proches se sont succédés à mon chevet et les médecins avaient donné ordre de me laisser en paix. Monsieur Aramis a été informée des circonstances de ma tentative d’empoisonnement … Elles sont bien ridicules, si vous saviez …

*Elle laissa planer un silence. En y repensant, c’était vraiment idiot … Elle referma son éventail avant de lui conter les faits avec précision. Deux hommes avertis valent mieux qu’un !*

-Ma sœur, Athénaïs de Montespan, me rendit visite le matin suivant le dernier bal masqué de sa Majesté. Elle s’était remise de son empoisonnement … râté. J’ai demandé à une de mes servantes de confiance de lui mener un verre d’eau …

*Elle marqua une pause, avant de poursuivre, le regard un peu dans le vide :

-Bien naturellement, elle hésita à boire ce verre … et par excès de zèle, en vue de la rassurer, je bus la totalité de ce verre … Un simple verre d’eau, sans odeur, sans couleur … de l’eau !

*Puis releva les yeux vers Alban :

-Comment est-ce possible ?

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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Dim 5 Sep - 15:21

Alban s'inquiéta du teint de son interlocutrice. Elle semblait avoir été assez affectée par cette tentative d'empoisonnement. Il se doutait bien que ce n'était pas qu'un mal physique. Se sentir victime d'une telle haine était un choc psychologique à ne pas négliger. Il accepta de s'asseoir à ses côtés, attendant tout d'abord que Gabrielle fut installer. Il avait tout de même un minimum de tenue !
Il répondit tout d'abord à sa question le plus honnêtement possible. Il se disait que s'il était franc en répondant à ses questions, alors il recevrait aussi de l'honnêteté de sa part.


- A vrai dire... je me suis réveillé un matin complètement perdu au bord de la Seine alors que je menais une enquête. Je n'ai pas souvenir de ce qui s'est passé mais on m'aura sans doute fait boire quelque chose de pas très catholique.

Oui, cette histoire le troublait toujours. Il espérait pouvoir un jour tirer toute cette histoire au clair. Mais pour le moment, ce n'était pas son problème qu'il fallait régler : c'était celui de Gabrielle. Il l'écouta très attentivement, essayant de noter chaque détail qui aurait pu le mettre sur une piste. Mais un seul récit ne suffirait sans doute pas à mettre un nom au personnage du coupable. Il ne l'interrompit pas. C'était déjà assez difficile pour elle de parler à un homme qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Il attendit avant de répondre à ses interrogations.

- C'est une affaire assez troublante en effet. En ce qui concerne le poison, nous en avons déjà eu vent dans nos services. Nous nous efforçons de savoir qui le fabrique et le fournit, mais pour le moment nous avons fait chou blanc.

Il était vrai que lorsqu'ils s'en donnaient la peine, les empoisonneurs étaient aussi difficile à saisir que des anguilles. C'étaient des adversaires redoutables, il le reconnaissait. Mais il ne comptait pas abandonner la chasse.

- De toute évidence, votre soeur est une cible privilégiée. Qui aurait pu se douter que vous boiriez dans ce verre avant elle ?... Dites-moi... votre servante de confiance... est-ce elle qui a rempli ce verre ou bien est-elle partie chercher l'eau ailleurs ?
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Mar 7 Sep - 20:13

*Gabrielle fit des yeux ronds ! L’histoire de son interlocuteur était plutôt surprenante … Mais pas plus que cela ! Pour avoir recouru à quelques philtres d’amour, elle savait que ces boissons magiques – ou maléfiques – pouvaient avoir un drôle de goût et une efficacité … mortelle ! Admettons, le jeu de mot était un peu facile mais beaucoup trop tentant !!!! Cependant, il valait mieux qu’elle soit discrète sur ce sujet, comprenez, qu’elle n’en dise pas un mot. Elle se remémora cet affreux abbé Guibourg ! Son nom lui était revenu aux oreilles par quelques indiscrétions mais il sembla que la sorcière la plus en vogue à Versailles soit bel et bien une femme, une vraie sorcière, Catherine Monvoisin ! Elle ne souhaitait pas en savoir davantage sur ses pratiques et encore moins demander à sa sœur chez qui elle se fournissait en poudre blanche et potions d’amour ou de soi-disante jeunesse … Elle chassa bien vite ces pensées pour revenir à la conversation :

- Oh … vraiment ? Voilà qui est fort étrange. Vous n’avez aucune idée de ce qu’il vous est arrivé ? Avec ces substances aux effets douteux, il vaut mieux s’adresser à Satan et prier pour son Salut …

*Elle afficha alors une moue et s’éventa légèrement. Une bouffée de chaleur impromptue l’assaillait et il fallait résister, ne serait-ce que parce qu’elle se sentait observée pour ne pas dire épiée. L’officier l’avait écouté avec attention et semblait fort préoccupé par cette affaire. Comment ne pas l’être lorsque l’on travaille pour la sécurité du Roy et du Royaume au final ? Elle pensa intérieurement qu’il leur faudrait être très malin pour découvrir tout ce petit monde d’empoisonneurs …*

-Et je crois que vous ne leur mettrez pas immédiatement la main dessus … Ils sont très rusés et très bien dissimulés ! Ce qui n’est en rien rassurant …

*Refermant son éventail d’un geste sec et désignant quelques groupes ça et là du bout de son éventail, elle commenta :

-Regardez autour de nous, ils sont peut-être dissimulés dans la foule ! Ces empoisonneurs agissent pour le compte de quelques personnes qui vivent ici et connaissent les moindres faits et gestes de chacun. Pire encore, ils connaissent les habitudes, savent comment s’insinuer et faire œuvrer leurs gens dans l’ombre …

*Fixant sévèrement le jeune Alban qui ne faisait que son travail, elle lui lâcha :

-Ma dame d’honneur est une personne de confiance, qui ne se laisse ni berner ni acheter. Elle est très attentive à ce qu’il se passe dans mes appartements et s’entretient souvent avec Melle des Œillets, la dame d’honneur de ma sœur.

*S’apaisant vivement, car elle devait se tenir, elle poursuivit :

-De plus, nos femmes ne se servent pas elles-mêmes dans les cuisines. Elles ne font que demander ce que nous leur avons-nous même expressément commandé. En revanche, il est très aisé de s’introduire dans les cuisines ou d’épier les gens au détour d’un couloir. Cet empoisonneur a très bien pu voir Athénaïs se diriger dans mes appartements et deviner que nous allions faire quérir une collation. Il aurait très bien pu se glisser dans les cuisines et verser son poison. D’ailleurs, j’avais également demandé du thé et en ai bu après avoir vidé le verre d’eau. Le tout ayant été jeté après ma tentative d’empoisonnement, nous ignorons si le thé était empoisonné … car il aurait pu l’être !

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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Mar 20 Déc - 2:06

Ces histoires devenaient de plus en plus abracadabrantes. Des empoisonnements par dizaines, par centaines peut-être tant l'efficacité de certaines poudres étaient redoutables. Mais ces affaires donnaient fort à penser aux forces de police. Ils en avaient déjà longuement parlé dans leurs bureaux. A vrai dire, aucune conversation ne pouvait éviter le sujet, même si le thème de départ était les nouvelles d'un proche ou des banalités du genre. C'était à devenir fou. Mais une chose était sûre : pour que des gens de la haute société soient touchés, alors c'était que les commanditaires faisaient partie du même monde. Et n'en déplaise à Gabrielle, Alban était persuadé que les domestiques avaient une part important dans ces affaires. Il fallait bien se rendre dans les bas-fonds de la ville pour se procurer ces immondes produits aux ingrédients d'origine plus que douteuse. Et le meilleur moyen de passer inaperçu dans ce monde était d'être des personnes banales au possible. Mais dans ce cas le crime était d'égale importance car ils se rendaient complices des desseins de leur maître.
La part de hasard était dans le fait d' l'empoisonnement lui-même. Un contretemps ou une erreur étaient si vite arrivés... cette Gabrielle de Mortemart en avait fait les frais en buvant avant sa soeur, sans que cela soit prévu. Tout cela n'en était que plus grave. Car dans ce cas, même si le Roi était une cible, il pouvait également des suites d'un malentendu devenir une victime collatérale.

Il se confondit en excuse quand la marquise lui assura la bonne volonté de sa dame d'honneur. Mais il devait vérifier toutes les pistes, même si elles menaient à des révélations surprenantes.

- Je ne voulais en aucun cas vous offenser, vous ou votre servante... je ne fais que mon travail vous savez. Je saurai à présent à quoi m'en tenir. Il semble bon de penser que le poison a été versé hors de la pièce... sinon l'empoisonneur vous aurait évité de boire à la place de votre soeur. Quoique... il existe des personnes sans foi ni loi qui se moquent des personnes qu'ils peuvent atteindre. Mais cela est très rare ! se permit-il d'ajouter. Il ne voulait pas créer une paranoïa dans tout Versailles.

Tout se déroulait vite, trop vite à ses yeux. Mais il pouvait espérer que dans sa précipitation, le coupable fasse aussi des erreurs.

- Si jamais vous aviez des informations, ou des souvenirs de moments qui vous paraissent suspects, auriez-vous l'obligeance de nous en faire part ? De nouvelles pistes sont toujours bonnes à prendre, car dans cette affaire, qu'on le veuille ou non, elles se rejoignent toutes au même endroit, au coeur même de tout ce trafic.
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Gabrielle de Thianges
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Mar 27 Déc - 12:52

*Cette conversation assombrissait l'humeur de la marquise qui réalisait à l'instant que tous pouvaient être suspects, y compris leur personnel de maison. Soit, un intrus pouvait aisément s'introduire dans les cuisines mais personne ne soupçonnait ce qu'il se déroulait dans les appartements privés hormis les domestiques. Diable ! Sa dame d'honneur, Melle des Oeillets ... Elles connaissaient parfaitement les habitudes de leurs maîtresses, leurs secrets, leurs activités et les aidaient aussi à accomplir ce qu'elles ne pouvaient faire au risque de se compromettre. Gabrielle palit ...*

-Non ... Monsieur ... Votre remarque me fait prendre conscience de certaines ... choses. Les cuisines sont aisément accessibles, seuls nos domestiques sont au fait de nos occupations ... Grand Dieu !

*Gabrielle secoua la tête*

-Cette ... histoire, ponctua-t-elle sur un ton vif, nous fera perdre la tête à défaut de nous prendre notre vie ...

*Elle se tourna vers Alban*

-Monsieur, je ne manquerai pas de vous faire savoir quelque élément qui puisse me revenir en mémoire. Je ne surveille pas les faits et gestes de mes gens de maison, qui, sans doute, apprécient le répit que mon absence leur laisse. Je ne saurai davantage dénoncer quelque pratique douteuse parmi les gens de Cour. Nous sommes concurrents mais j'ignore qui pourrait entreprendre le vice de ...

*Après une courte réflexion, elle se résolut à citer quelques noms :

-Les soeurs Mancini ne nous portent pas dans leur coeur, au vu du statut de ma soeur. Mme d'Heudicourt non plus n'est plus de nos acointances après sa trahison.

*Une groupe de courtisan intrigué fit mine de se promener devant eux. Elle se pencha vers Alban et parla plus bas*

-Monsieur, je ne vois là rien d'autre à vous annoncer. Regardez autour de nous. Notre conversation est source de curiosité, chacun s'épie. Je vous suggère de nous observer, pour mieux nous conaître.

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Alban Delalande
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Dim 8 Jan - 14:56

Alban voyait bien que ses suppositions et les pistes qu'il envisageait donnaient à penser à la jeune Marquise. Pourtant il n'avait rien inventé. Les faits étaient ce qu'ils étaient. Des gentlemen auraient sans doute tourné les choses d'une autre façon pour ne pas troubler la sensibilité de cette personne. Après tout, tout le monde n'était pas préparé à la cruauté de ce monde. Et il devait avouer que parfois même lui avait du mal avec toutes ces histoires. Il fallait avoir l'estomac bien accroché pour faire face à certaines réalités.
Il nota mentalement toutes ses réflexions quant à ses ennemis éventuels. Il n'était pas du tout surpris de n'entendre que des noms de femmes. La jalousie pouvait prendre des tournures effrayantes. Il s'estimait heureux de n'être impliqué dans aucune de ces histoires avec une demoiselle quelconque. Le travail avant tout.


- Je vous remercie pour l'honnêteté de votre réponse. Rassurez-vous, nous allons tout faire pour avoir un oeil partout dans ce château... en toute discrétion bien entendu. Même si j'ai bien peu que le fait que vous ayez été interrogée par un des hommes de La Reynie fasse le tour de Versailles d'ici ce soir.


Il jeta un coup d'oeil aux personnes qui semblaient les espionner. On ne savait jamais... peut-être que l'un d'entre eux étaient impliqué dans ces sordides empoisonnements.

- Ne soyez pas surprise si vous me revoyez flâner dans les jardins. Je suis sûr de tomber à un moment ou un autre sur un élément qui sera déterminant dans cette affaire. Et qui sait, cela dissuadera peut-être un individu d'une nouvelle tentative. Je vous promets de tout faire pour retrouver la personne qui a osé vous faire cela... à vous et votre soeur.

Il lui accorda un sourire et s'inclina pour la saluer. Moins de temps on la verrait avec lui, mieux cela voudrait. Il savait que les criminels n'aimaient pas trop les informateurs, même occasionnels. Autant éviter un autre malheur.

- Je vous souhaite une bonne promenade, Madame... A vous revoir...

Puis il s'éloigna au plus vite. Il avait encore fort à faire. Et il n'était pas prêt de trouver un temps pour se reposer convenablement.
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Gabrielle de Thianges
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MessageSujet: Re: Rien n'avance [Libre]   Dim 8 Jan - 15:30

*Gabrielle acquiesca. Ce jeune homme était d'une grande vivacité d'esprit, il ne mettrait sans doute que peu de temps à comprendre les us et coutules versaillaises. Espérons que les hommes de La Reynie soient également malins. Alliés aux mousquetaires du Roy, la Cour aurait peut-être une chance de retrouver la paix.*

-Vous êtes perspicace, ils se gargarisent déjà de cette information... Au moins, ils auront de quoi alimenter intelligemment leurs conversations !

*Et elle ria de sa propre remarque, dont le ton narquois ne faisait aucun doute ! Avant qu'il ne parte, la marquise lui sourit timidement et inclina la tête pour le saluer.*

-Je vous souhaite bien du courage Monsieur ... A vous revoir ...

*Gabrielle demeura assise sur son banc un instant. Elle observa la foule des courtisans tournoyant autour d'elle. Les sourires ... hypocrites, les regards ... en coin ... Qui parmi eux s'amusait à apeurer la Cour ?
Henri d'Aramis et Alban Delalande oeuvreront de leur mieux pour servir leur Roy.*

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