L'Affaire des Poisons

1670, entre Messes Noires et sombres complots, pénétrez la plus effroyable affaire de tous les temps !
 
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 A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)

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Blanche de Saint-Gilles
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MessageSujet: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Dim 21 Fév - 20:21

*Blanche était une jeune fille passionnée par la vie. Elle voulait vivre et vivre libre. Pour elle, la vrai liberté était celle de faire ce qu'elle veut, sans que personne y trouve à redire. Cependant quand on est née noble, on ne peut pas être libre. A commencé par être la seule fille de la maison, la petite dernière. Surprotégée par un père qui l'aimait et des frères qui l'adoraient, Blanche rêvait d'échapper un instant au contrôle de ses ainés. Mais rien n'est facile dans cette vie. Elle avait vu à ses dépends ce que courir seule dans les champs lui avait apporté. Des petites cicatrices minuscules et un oeil déformé. Oh, elle n'y pensait plus, ou tout du moins ne voulait plus y penser, et préférait penser que la vrai liberté, elle l'avait là.
Oui, car Blanche avait réussit à sortir de Versailles sans que son frère la voit et elle avait pu partir seule à la découverte du monde. Bien que Paris fusse éloigné, Blanche avait réussit à y aller à cheval. Car avoir 3 frères, cela apprend forcément à faire du cheval ! Et à la garçonne en plus ! Blanche était donc seule dans les rues de Paris. Elle n'avait pas peur car elle ne connaissait pas les bas fonds du lieu. Et puis il fallait bien dire que la demoiselle ne se posait pas beaucoup de question. Pour elle, tout le monde pouvait être son ami ! Pas de différence pour elle. Blanche était une utopiste convaincue !
La jeune fille était vêtue d'une robe blanche à fleurs roses. De belles broderies enserraient ses poignets et son décolleté. Sur ses épaules, un châle rose comme ses fleurs protégeait sa peau du soleil. Non pas qu'elle fut coquette, mais pour cacher ses cicatrices blanchis. Sa jolie toilette ne laissait voir que ses mains, assez pâles et son visage d'ange un peu joufflue qu'une masse de cheveux bruns encadrait. Elle était jolie mais dénotait un peu dans de lieu de pauvreté. Pourtant Blanche ne se posait pas la question de savoir si elle était à sa place ou non.
Blanche marchait d'un pas léger, quand une scène d'une grande tristesse retint son attention. Une mère de famille, avec deux enfants, entrain de pleurer sur le bord du trottoir. Ce qu'elle comprit en entendant une matrone hurler en une langue qu'elle identifia comme de l'italien, c'est que la famille venait d'être mise à la porte sans un sous sans doute. Blanche eut mal, terriblement mal. Comment on pouvait faire cela à une mère et ses deux anges blonds ? Elle ne le compris pas. Elle ne comprenait pas non plus comment les gens pouvaient continuer leur chemin comme si de rien n'était. C'était trop pour elle. Alors Blanche s'approcha doucement et tira sa bourse. Une jolie bourse ronde en soie. Elle la tenait de sa mère et y tenait beaucoup. Alors qu'elle l'ouvrait pour prendre quelque pièce, elle sentit quelqu'un lui la prendre des mains.
Elle venait de se faire voler sa bourse.
Alors Blanche poussa un cri mais se calma rapidement. Elle était habituée à ce genre de chose. Elle commençait à comprendre que ce genre de chose ne tombait que sur elle... Quand la Dame qui pleurait lui dit que ce n'était rien, Blanche poussa un long soupire.*


- Je voulais vous aider... Mais... Je ne peux plus rien vous donner...

*En dépit des remerciements de la femme, Blanche était déçue. Elle ne pouvait plus faire le bien. Alors elle serra les poings et, lui promettant de la retrouver pour lui donner enfin son argent, Blanche se mit en quête de son voleur. C'était cependant, elle le savait, une cause désespérée... A moins que...*
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François Mercier
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Lun 22 Fév - 2:23

*Un peu d'animation dans les rues de Paris. Que demande le peuple ? Enfin, François avait trouvé un petit travail pour la semaine. Oh, rien de bien compliqué, mais au moins il était payé convenablement - selon lui - et il aurait de quoi nourrir sa mère et son frère pour la semaine suivante. C'était toujours cela à prendre. François n'aimait pas se réduire à mendier ou bien à voler. Non, il avait tout de même des principes. S'il avait le choix, il ne volerait même pas ! Hélas, le choix était un luxe qu'il ne pouvait pas toujours s'offrir. Il prenait ce qui se présentait, et advienne que pourra. Les revenus de son frère ne suffisaient pas, il fallait se serrer les coudes, et tous les moyens étaient bon.
François avait surtout en tête sa rencontre "fracassante", c'était le terme, avec cet homme de la police... Il en frissonnait encore, et semblait encore redouter un autre coup violent en guise de représailles. Il tentait de se tenir à carreau à présent, et se tenait encore plus sur ses gardes. Mais il avait toujours la crainte que cet homme sorte de l'ombre pour mettre ses menaces à exécutions. Pourtant, François ne regrettait pas son choix. Faire l'espion et risquer sa peau sans savoir pourquoi ? Non merci ! Il détestait le chantage, et l'évitait dès qu'il avait le choix.

Il venait juste de finir sa journée. Rien de bien méchant. Il s'était juste occupé de transporter quelques morceaux de viandes chez le boucher - de la viande fraîche, qu'il disait, mais vu l'odeur, le jeune homme pensait que la vache n'avait plus vu le champ depuis bien longtemps ! - et n'aspirait maintenant qu'à rentrer se reposer un peu. En marchant, il entendit un cri. Il s'arrêta et tourna la tête. Un cri de femme... allons bon... ce n'étaient pas ses affaires. Puis il vit un homme courir à toute vitesse dans sa direction. Il fronça les sourcils en devinant ce qui s'était passé... Et tendit innocemment la jambe sur le chemin du voleur. Ce dernier s'étala de tout son long. François en profita pour reprendre la bourse. Le voleur n'était qu'un gamin... Il le vit se relever avec peine et eut pitié de lui. Il sortit deux pièces de la bourse et lui mit dans la main.*


- Ne recommence pas... Ce n'est pas une solution, d'accord ? Allez... file.

*Il n'attendit même pas de réponse. Il regarda la bourse de plus près. Du bel ouvrage, assurément. Elle n'avait rien des grossières bourses en cuir. Son propriétaire, ou plutôt SA propriétaire, devait y tenir. Il prit le chemin inverse du petit voleur et arriva devant Blanche. Pas étonnant qu'elle se soit faite détrousser ! C'était une proie facile. Elle semblait si naïve...*


- Tenez... je crois que c'est à vous.


*Il lui tendit la bourse et attendit qu'elle la prenne. Il n'avait pas tellement envie de s'éterniser.*
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Blanche de Saint-Gilles
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Lun 22 Fév - 13:53

*Blanche avait renoncer à retrouver sa bourse. Le demoiselle y était attaché plus que de raison, mais elle n'avait pas le choix. Dans cette foule qui semblait vouloir protéger son voleur, la jeune femme savait qu'elle ne retrouverait rien, pas même un morceau de tissus. Si elle ne tenait pas vraiment au contenue, était triste de ne pouvoir retrouver le cadeau de sa mère. Mais qu'y pouvait-elle ? Rien. C'était là son triste sort. Elle devait subir les aléas de la vie sans rien dire. Mais quand même des fois, elle était bien en colère contre cette vie injuste et sans liberté. Mais quand elle prenait cette liberté, il lui arrivait toujours des bricoles... Quoi que, on y réfléchissant bien, à Versailles aussi elle n'était pas en "paix". Alors que cette pensée la faisait sourire, elle entendit quelqu'un lui parler.
Relevant les yeux dans un sourire, elle vit la bourse puis le jeune homme qui la tenait. Alors elle eut les yeux brillant de reconnaissance en attrapant à deux mains cette bourse à laquelle elle tenant tant. Se faisant, ses mains pâles et marquées effleurèrent celle du jeune homme, sans que pour autant la demoiselle en soit troublée. Elle avait des amis dans le peuple après tout ! Et cet homme n'était pas tellement différent de ses amis...
Blanche posa ensuite les yeux sur le visage de son "sauveur". Elle oubliait qu'elle était aussi marqué au visage et lui offrit un sourire brillant de bonté et de reconnaissance. Elle l'était vraiment.*


- Oh... Si vous saviez comme je vous suis reconnaissante... Cette bourse est un cadeau de ma mère...

*Blanche n'était pas vraiment méfiante de nature et encline à raconter sa "vie" à tout le monde, oubliant les statues sociaux des gens. Et ce n'était pas différent cette fois. Non. Ce garçon ne devait pas être éloigné de son âge et elle se moquait bien qu'il soit ou non noble.*

- Laissez moi vous remercier...

*Sur ce, Blanche ouvrit sa bourse et pris dans sa main toute les pièces qu'il y restait. Elle n'avait que faire de l'argent. Elle n'était peut être pas issu de la très haute noblesse, mais elle avait de quoi vivre convenablement le reste de sa vie, même si ses frères étaient les futures dépositaires de la fortune de leur père. Blanche savait que jamais ses frères ne la laisserai dans le besoin. Et si elle n'en jouait pas, elle savait qu'elle pouvait donner ses pièces à qui de droit.
Alors elle tendit sa main à son sauveur avec un large sourire.*


- Tenez. Elles vous seront plus utiles à vous qu'à moi...

*Elle ne voulait pas de refus, pourtant elle était incapable de lui imposer de les prendre. Elle préférait que ce soit une sorte de cadeau accepté de bon gré...*
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François Mercier
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Ven 26 Fév - 2:00

*François n'attendait pas de récompense de la part de la demoiselle. Bien au contraire ! Aujourd'hui, il avait bien gagné son pain... et s'il y avait une chose qu'il détestait plus que tout, c'était faire l'aumône à quelqu'un. Surtout à une jeune femme aussi charmante. Il ne s'était pas trompé concernant la bourse. Il n'y avait qu'à voir le regard de la demoiselle quand elle la reprit en main. Un cadeau de sa mère en plus... Peut-être plus de ce monde, vu comment elle en parlait. Mais il n'était pas là pour émettre des hypothèses. Il n'avait pas trop l'intention de traîner. Il voulait la lui rendre, rien de plus. Son travail était fait... mais peut-être ne le comprenait-elle pas.*

- Mademoiselle... vous voir heureuse est une récompense assez bonne pour moi. Je ne puis accepter votre générosité.

*Il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi spontané à faire la charité. Et puis pour se faire voler sans pousser un seul cri, un seul "Au voleur", il fallait être bien naïve. De plus, elle se promenait seule dans les rues. Etait-elle inconsciente ? Ne lui avait-on pas parlé de ces lieux ? Elle était jeune, mais cela n'excusait pas tout.
Il la regarda mettre les pièces dans la main qu'elle lui tendait. Tout cela ? Savait-elle ce que cela représentait pour quelqu'un "comme lui" ? Il secoua la tête et repoussa calmement sa main.*


- Je ne manque de rien pour le moment, ma bonne demoiselle. Offrez plutôt cet argent à ceux qui en ont besoin... ceux que vous alliez aider avant que je n'intervienne... C'est la seule chose que j'accepterai de votre part.


*François avait le coeur sur la main. Cette femme que Blanche avait pris en pitié traînait dans les rues depuis quelques temps déjà, il l'avait repéré. Cet argent lui serait plus utile qu'à lui dans l'immédiat.*
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Blanche de Saint-Gilles
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Ven 26 Fév - 13:15

*Blanche fut surprise du refus qu'il lui adressait tout en gentillesse. A aucun moment il ne fit preuve de malhonnêteté ou de brusquerie pour lui dire non. Mais la demoiselle était quelque peu frustrée. Elle ne pouvait pas le remercier comme elle le voulait. Rougissant cependant du compliment qu'il lui fit sur son sourire (là ou d'autre critiquait son visage marqué), elle baissa doucement les yeux. Elle avait la même réaction que devant un noble. Pour elle, jeune fille au grand coeur, il n'y avait pas de titre dans la gentillesse. Doucement Blanche releva enfin les yeux. François était entrain de repousser doucement sa main. L'homme du sentir les cicatrices sous ses doigts mais Blanche n'y pensait pas. Elle l'écoutait simplement. Il voulait qu'elle donne cette argent à la famille qu'elle avait voulu aider. Bien... Elle le ferait. Blanche était assez naïve pour faire ce qu'on lui demandait pour peu que cela soit fait avec douceur. Elle avait été élevé à la campagne ce qui en faisait une jeune fille peu familière des villes. Cela se voyait, pourtant elle faisait tout pour apprendre rapidement...
La demande de François la laissa un instant sans voix. Que pouvait-elle répondre de toute façon ? Alors elle serra la main sur l'argent dont il ne voulait pas et poussa un petit soupire.*


- Bien, comme vous voulez. Mais je veux vous remercier d'une façon ou d'une autre. Je vous en prie.

*Blanche se sentait comme coupable. Couple de quelque chose dont elle ne pouvait pas trouver le sens. Coupable d'être riche dans cette ville de misère ? Coupable d'être si bien lotit alors que devant ses yeux la tristesse et la pauvreté s'étalaient ? Coupable de ne pas avoir à travailler pour avoir de l'argent à dépenser ? Elle ne savait pas. Blanche était comme perdu dans une culpabilité sans non.
Blanche releva les yeux pour les planter dans ceux de François quand une bourrasque de vent s'engouffra dans la rue, faisant voler ses longs cheveux foncés dans tout les sens. Un petit rayon de soleil un instant se posa sur elle, éclairant le peau de sa peau libre, mettant au jour les petites marques d'argent. Cela ne dura qu'un instant et personne ne semblait s'en être aperçu, ce dont Blanche louait le ciel. Il fallait toujours que cela lui arrive à elle. Un rayon de soleil dans la journée, un seul, et il était pour elle, pour montrer ce qu'elle voulait cacher. La jeune fille fit, comme à son habitude, comme si de rien n'était, et reposa le regard dans celui de François. Elle attendait une réponse. Tout en attendant, elle remis l'argent dans sa bourse, pour la famille. Cela allait de soi. Cependant elle garda une pièce. Une toute petite. Oh pas grand chose en vérité, mais elle cherchait l'instant ou elle pourrait le glisser dans la main ou la poche de François avant de partir. Car elle le ferait. Elle était assez entêtée parfois...*


- Alors ? Comment vous remercier ?

*Elle avait la voix douce mais quelque peu impatiente, un peu comme une enfant. Une femme-enfant encore en quelque sorte...*
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François Mercier
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Lun 1 Mar - 14:24

*François la trouvait vraiment étrange. Normalement, les gens "d'en haut" étaient toujours soulagés quand ils pouvaient échapper à une responsabilité. Le jeune homme avait l'impression qu'elle était... frustrée, oui, c'était cela. L'avait-il privé d'un de ses plaisirs ? Non, puisqu'il lui avait proposé de redistribuer l'argent qu'elle voulait absolument lui donner ! Il ne comprenait pas pourquoi elle rougissait comme cela. Elle était plutôt jolie... il n'avait même pas fait attention à ce qu'elle cherchait à tout prix à dissimuler. François était vraiment mal placé pour juger quelqu'un sur son apparence. Lui-même se contentait de peu et ne faisait pas trop d'effort au niveau de l'apparence. Mais à force de cacher les choses, elles n'en devenaient que plus évidentes.
Il ne s'attarda pas sur les marques argentées que le soleil révélait sur son visage. Tout le monde avait son lot de malheur, et même lui n'était pas en reste. En effet, sa rencontre avec Charles ne pouvait pas être assimilée à une "chance". C'était même tout le contraire. Il n'en avait parlé à personne, même pas à son frère. Il leur avait menti, il avait dit qu'il avait fait une mauvaise chute. Il sourit doucement et secoua la tête.*


- Vous êtes vraiment têtue, si je peux me permettre. J'ai tout ce qu'il me faut, je ne demande rien. Un simple "merci" suffira. Nous sommes des gens simples, il ne faut pas croire que parce qu'on est miséreux, on est prêt à tout pour avoir une récompense.

*Il secoua la tête et se tourna pour repartir. Il croyait en avoir fini ici, maintenant qu'il lui avait rendu ce qui lui appartenait. Mais il voulait quand même ajouter une chose.*

- Vous ne devriez pas vous promener seule dans ces rues. Comme vous l'avez vu, il n'y a pas que des anges.
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Blanche de Saint-Gilles
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Dim 14 Mar - 22:44

*Blanche adressa un large sourire à François quand il la dit entêtée. Oh, elle le savait déjà. Son père lui l'avait dit tant de fois. Son frère lui le disait encore. Mais elle ne pouvait pas aller contre sa nature. Une nature généreuse, douce, aimante, prête à tout pour rendre service. Alors la jeune femme eut un haussement d'épaule des plus doux et un sourire en coin. Elle se détendait et redevenait le petit rayon de soleil qu'elle était pour sa famille. Blanche remit une mèche de ses cheveux en place et se mis à parler d'une petite voix qui cachait mal l'amusement dont elle était la cible.*

- Vous pouvez vous permettre ! Je suis plus têtue qu'une mule dit mon frère ! Et je crois que j'en suis fière !

*Blanche était si enjouée en disant cela que jamais personne n'avait pu lui tenir tête. Elle arrivait toujours à ses fins. Malicieuse, jolie comme une poupée marquée pas la vie, Blanche avait ce petit minois entre femme et enfant, entre ingénuité et gravité.*

- Mais soit... Merci.

*Blanche s'inclina en une révérence parfaite, douce et amusée à la fois, à en juger par le large sourire qui barrait son visage. Elle savait que cet homme n'aimerait pas cela. Mais elle s'en moquait. Elle avait envie de s'amuser un peu, loin de l'étiquette, loin du monde de Versailles, loin de son frère. Soi par le passé elle en avait payé le prix, elle n'avait pas vraiment retenu la leçon.
Quand il se retourna pour partir, Blanche sembla un instant désemparée. Elle ne lui avait rien donné et elle ne pouvait pas le laisser partir. Mais il semblait que Dieu veuille l'aider. L'homme, dont elle ignorait toujours le nom, se retourna pour lui parler de sa sécurité. Sautant sur l'occasion, Blanche le rejoignit en un instant et lui sourit doucement.*


- Dans ce cas... Voulez vous rester avec moi ? Au moins le temps que je sois sur la route du château...

*Blanche avait le petit visage suppliant des enfants à qui l'on ne peut pas dire non. Elle savait y faire et espérait que ce qu'elle faisait avec ses frères avec tant de facilité marcherait sur ce jeune homme inconnu.*
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François Mercier
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Mar 22 Juin - 12:00

*Etait-elle folle ? Jamais François n'avais vu une femme pareille. Avait-elle chuté pendant qu'on la volait ? Non pourtant... C'était de l'insouciance. De l'insouciance pure ! De la folie...
Elle semblait si différente des autres femmes, des autres nobles. Eux qui évitaient le bas peuple plus que possible, elle, elle était là, à sourire, sans se méfier. Il aurait pu être un assassin, ou un homme peu scrupuleux. Il était sûr qu'elle n'aurait pas dit non, quelle que soit sa demande. Fallait-il en rire ou en pleurer ? Il soupira à sa demande. Il n'était pas garde du corps, mais il ne pouvait pas la laisser livrée à elle-même dans ces rues.*


- Je veux bien marcher à vos côtés... au moins pour éloigner les éventuels voleurs. Mais vraiment, la prochaine fois, ne sortez pas seule. Souriez tant que vous voulez, mais Paris n'est pas la plus belle ville du monde. Vous ne voulez voir que le bon côté de la médaille, mais tout le monde n'est pas gentil. Je vous épargne le nombre de crimes qui sont perpétrés dans cette simple ruelle chaque jour.

*Il fit un signe de tête pour lui faire signe d'avancer. Mieux valait ne pas traîner dans cet endroit. Personne ne serait dupe. Il n'était qu'un gringalet, il le savait. Pour défendre une femme face à un petit voleur de bourses - ce qu'il était parfois - cela allait encore, mais contre une bande de lourdauds armés jusqu'aux dents, il ne payerait pas de mine.*

- Château ? Vous êtes de Versailles en plus ? On ne vous a pas mise en garde là-bas ?
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Blanche de Saint-Gilles
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   Mar 6 Juil - 21:47

*Blanche n'était pas de celles qui s'effrayent à la moindre allusion aux crimes. Elle savait bien ce qu'était Paris et elle en avait reçut nombre d'avertissement. Mais elle s'en moquait. Elle devait aider ceux qu'elle pouvait. Elle voulait retrouver dans le peuple les amis qu'elle avait laissé derrière elle et qui lui manquait. Insouciante ? Oui, on peut dire cela. Mais la jeune femme était persuadée d'éloigner les hommes ne voulait que ses faveurs par la laideur de ses trais. Marqué par ses fines cicatrices, elle savait qu'elle n'avait pas la moindre chance d'attirer les regards des hommes. Alors elle n'avait pas peur. La mort non plus ne lui faisait pas peur. Non. Elle était passé si près d'elle qu'elle n'avait plus peur. Elle ne se sentait que plus en vie.
C'est pour cela que la jeune femme se mit en route en haussant les épaules. Elle n'avait pas peur et comptait bien le lui dire.*


- Vous savez, je ne suis pas une de ces courtisanes qui ont peur de Paris. Non. Je suis ici, contrainte et forcée. Je viens de la campagne. Non, je ne suis pas une idiote, contrairement à ce que vous devez penser. J'essaie simplement de me rendre vraiment utile. De trouver des amis aussi.

*Blanche était si sincère qu'elle en était touchante. Elle ne doutait pas un instant de ses paroles et était tellement à l'aise qu'on aurait pu croire qu'elle avait toujours été là. Elle ne cherchait rien d'autre que ce dont elle parlait. Elle voulait fuir Versailles...*

- Je ne peux rester enfermée parmi tout ces gens qui ne pensent qu'à eux...

*Blanche avait murmuré cette dernière phrase, comme si elle avait peur d'être entendu. C'était encore la menace de son frère qui était présent à son esprit. Mais elle savait qu'il l'aimait plus que tout. Elle était en sécurité tant que son frère était en vie. Peu importait qu'il soit loin ou non.*
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MessageSujet: Re: A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)   

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A Paris aussi il y a des "pauvres gens" ! (PV François)
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