L'Affaire des Poisons

1670, entre Messes Noires et sombres complots, pénétrez la plus effroyable affaire de tous les temps !
 
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 Eurydice

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Molière
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MessageSujet: Eurydice   Ven 21 Aoû - 19:43

Orphée et Eurydice… le comédien adorait cette tragédie de la mythologie grecque. Elle représentait plus ou moins ses relations avec l’inspiration : douces, tendres, mais lorsque l’inspiration se faisait piquer par un serpent, et qu’elle n’en meure… Mais à la différence d’Orphée, Molière ramenait son inspiration à la vie. Il la ramenait même à la perfection, le seul souci (et un souci de taille, vous pouvez m’en croire), c’est que ce nouveau fantôme d’Eurydice ne manquait pas de se refaire piquer à nouveau par cette crevure de serpent, et ne manquait pas de mourir à nouveau. Et qui devait se dévouer pour aller la rechercher ? Lui, bien entendu ! Qui d’autre serait bien capable d’aller rechercher Eurydice, dans la mythologie, si ce n’est le grand et l’unique Orphée ? Et ainsi de suite, et ainsi de suite… à chaque fois qu’il ressortait des Enfers du manque d’inspiration, après avoir consécutivement affronté Charon, le Styx, Cerbère, Hadès et Perséphone, sans compter parfois la propre résistance de la dame Eurydice elle-même, il parvenait avec plus ou moins de difficulté, avec plus ou moins de résistance, de gré ou de force, à traîner sa belle hors de ses Enfers adorés. La belle Eurydice, l’Inspiration, lui était fidèle entre toutes, mais elle était capricieuse, bien plus que ne l’était sa véritable épouse. Elle ne venait pas à lui, il fallait qu’il vienne à elle, qu’il la cherche (car il lui arrivait souvent de se cacher dans les endroits semblant au premier regard les plus improbables. L’Inspiration était jouette dans ses bons jours, et carrément invivable lorsqu’elle était vexée ou blessée des attitudes de celui qui lui était promis et qui pourtant ne la prenait jamais), qu’il la cajole de mots doux et de vaines promesses pour qu’enfin elle daigne paraître hors de ses Enfers. Et lorsqu’il la voyait, il savait qu’il tenait son idée. Il ne manquait plus qu’une chose : que cette idée daigne venir vers lui, qu’elle daigne l’irradier de sa lumière brillante et de ses idées extraordinaires. Elle lui faisait ce plaisir alors qu’il était aux enfers et qu’il ne pouvait pas les fixer sur papier. Ce monde des Enfers était un rêve, une chose à laquelle il ne pensait pas en étant éveillé, mais que son subconscient lui soufflait délicatement au creux de l’oreille, sûr que ses idées ne seraient pas trahies par une comédie. Et en effet, Molière aurait bien du mal à écrire une comédie tout en dormant !

Lorsqu’il parvenait à la ramener avec lui dans les souterrains de l’Enfer, lorsqu’elle le suivait de son pas traînant et boitant car elle n’était pas toujours remise totalement de sa morsure lorsqu’il arrivait, elle ne cessait encore de chuchoter dans sa tête à défaut de chuchoter en réalité. Il sentait les idées qui étaient siennes si peu de temps auparavant, lorsqu’il était au creux du royaume d’Hadès, s’enfuir lentement de son esprit, et ce qui était si clair là-bas s’embrouillait maintenant dans son esprit de plus en plus confus, inquiet au sujet d’Eurydice. Le suivait-elle bien, la traitresse inspiration ? Ne lui jouerait-elle pas quelque tour ? La moqueuse était capable de tout, du meilleur comme du pire, il ne pouvait aisément le nier, et il savait aussi qu’elle risquait fortement de s’en retourner dans ses enfers. Une fois un tout petit peu assuré au sujet d’Eurydice, Orphée Molière ne pouvait que difficilement s’arracher à la cruelle envie qui le tiraillait de jeter un petit coup d’œil, juste un tout petit de rien du tout, derrière lui, dans son dos, si la belle le suivait bien. Mais il ne pouvait pas, et tâchait de lutter jusqu’à ce qu’il retrouve l’air libre. L’inspiration le quittait, il le sentait irrépressiblement. Son esprit était de plus en plus confus, alors qu’il s’éloignait du Royaume des Morts. Est-ce que seuls les artistes décédés bénéficiaient de l’inspiration éternelle, Eurydice étant bien plus souvent à eux qu’à lui ? Il l’ignorait, brûlait d’envie de le demander, mais ne pouvait ni se résigner à ne jamais le savoir, ni ne pouvait se résigner à lui adresser la parole sans qu’il ne la regarde. C’était vain. Les idées devenaient de plus en plus floues dans son esprit alors qu’il se remettait à songer à son théâtre. Il voyait l’air libre, le retour à la vie réel, l’échappatoire au royaume des Rêves, droit devant lui… Il avançait, peu à peu certes, pas à pas, à pas lents qui plus est, mais il avançait… il touchait au but ! Il y avait touché, il pouvait sentir l’air frais emplir ses poumons habitués à l’air glacé des enfers et réchauffer tout son corps. « Cette sensation n’est-elle pas merveilleuse, Eurydice ? » demanda-t-il alors à son Inspiration en se tournant vers elle. Instant fatal ! La belle femme eut un air triste, et disparut avalée par les Enfers.

Molière était-il ainsi à la recherche de son inspiration tandis qu’il dormait au coin de la cheminée de ses appartements ?
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Eurydice   Mar 8 Sep - 10:51

* Ce soir là, comme pratiquement tous les soirs d'ailleur, Louis était prit d'une insomnie.Allez donc bien savoir pour qu'elle raison? Bien que Louis fut quelqu'un d'inteligent et de cultivé, il ne trouva pas la réponse. Oh il en avait l'habitude, elle n'allait pas être la première et encore moins la dernière. Il se retourna plusieurs fois dans son lit, ce disant que si il patientait bien sagement, le sommeil viendrait le cherchait pour ainsi le faire plonger dans un someil réparateur et bien mérité. Mais il avait cette curieuse impression de se trouver dans une pièce sombre, il marchait et marchait encore, cherchant desepérement celui que l'on appelait sommeil. Mais en vaint. Il finit par enfiler sa robe de chambre et il se leva. Il regarda par la fenêtre. La nuit était déja tombée, le ciel était parfaitement dégagé et la lune était bien visible. Son éclat brillait sur Louis, un peu comme si elle lui disait: - Le Soleil se repose mais je suis là et je veille sur vos Sire. Louis sourit dece joli spéctacle qui malgré le fait qu'il était reposant, ne l'aider pas à trouver le sommeil pour autant. Il regarda la lune durant quelques instants, un peu comme si il cherchait en elle une réponse, mais rien. Il s'en retourna vers son lit et retira sa robe de chambre. Il enfila ses vêtements. Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, Louis savait s'habiller tout seul. On aurait pu croire le contraire lorsqu'on voyait que tout le monde l'habillait au petit levé. Oh cela n'était pas du tout lié au fait qu'il ne savait pas, mais plutôt celui qui était lié au fait que le protocole l'exigeait. Louis n'irait jamais dire qu'il n'aimait pas ce moment, ce serait mentir, car en tou Roy qui se repect, il aimait être le centre d'intérêt. Il termina de s'habiller et sortit de ses appartements.*

* Versailles était en train de dormir, les lumières de couloirs était tamisées et il n'y avait pas un bruit. Malgré la beauté qu'inqulquait Versailles la journée, il était un peu effayant la nuit. Un peu comme un chateau hanté dans lequel on redouterait le moindre petit bruit ce demandant de quoi il pourrait bien s'agir. Mais Louis n'était pas supercticieux sur ce genre de choses. Seul les brtuis de ses pas l'accompagnait. Il traversa la très célèbre Gualerie des glaces qui semblait dormir elle aussi. Il prit un petit couloir , oh Louis connaissait Versailles comme sa poche. Ilaurait pu le traverser les yeux fermé. Tiens, cela serait peut être une idée, il finirait peut ^tre par trouver le sommeil et s'endormir dans un coin, mais qu'elle ne serait pas le cri d'effroi de la personne qui le trouverait et la panique des Courtisants. Il finit par se retrouver à l'extérieur. La nuit était fraîche mais juste ce qui fallait. Il se dirigea en directions des Jardins qui semblait dormir eux aussi. Les Fontanes n'étaient pas non plus en fonction. Il marcha, marcha et marcha encore, mais le sommeil ne manifestait pas sa présence pour autant. Il caressa d'une main délicate, les plantes qu'il trouvait sur son chemin, un peu comme si il disait:- dormez sans vous faire de souci, votre maître veille à votre sécurité. Il finit par se dirigeait à nouveau vers Versailles.*

* Une fois à l'intérieur, il se demandait bien ce qu'il pourrait faire pour que ce fichu sommeil vienne à lui. Il passa devant les appartements de Molière et s'arrêta un instant. Et si il allait le voir? Après tout, si il ne dormait pas personne n'était censé dormir. Oh cela aurait été exagéré de sa part de réveiller tout Versailles uniquement par ce qu'il avait encore une insomnie. Il frappa gentiment mais cela dit quand même energiquement à la porte de se cher Molière et attendit une réponse. Mais rien.Il refrappa encore ne voulant se décourager. Molière dormait il ?*
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MessageSujet: Re: Eurydice   Lun 28 Sep - 0:20

L'inspiration fuyait encore, encore, et encore ; loin de lui et de toutes ses emprises. Il avait beau tenter de retenir en ses doigts gourds par le froid le fantôme de la belle Eurydice, elle s'échappait, le corps de son aimée fuyait entre les jointures de ses doigts, elle se volatilisait devant ses yeux à la fois ébahis et désespérés. Eurydice, semblait-il clamer de toute la vigueur de ses prunelles, Eurydice ! Reviens, Eurydice ! Ne m'abandonne pas, Eurydice, reste avec moi, fais-moi jouir de ton inspiration ! Souffle-moi à l'oreille les idées les plus belles pour nos chefs-d'oeuvre à venir, Eurydice ! Mais en vain. Eurydice ne semblait pas l'écouter, ou plutôt elle paraissait ne pas l'entendre, et disparaissait telle le chat du Cheshire. Bientôt ne restait plus d'elle que son regard, ces deux prunelles d'un bleu glacé par la mort, ces yeux tristes de Fantôme qui s'échappait sous ses yeux larmoyants. Eurydice... Eurydice... Partie à jamais. Eurydice retournée dans le royaume des Morts, et l'inspiration avec elle. Et le coeur du nouvel Orphée, le coeur de Molière, qui se serre jusqu'à éclater dans sa poitrine ; le corps du comédien devenu tragédien dans sa propre existence, qui se précipite vers les Bacchantes, prêt à se faire déchiqueter par elles. Il les voit se précipiter vers lui, ces camardes aux sourires enjôleurs, et se prépare à mourir. Elles dansent une ronde infernale autour de lui. Molière titube, se reprend, entend les coups de bâton des danseuses sur le sol, rythmant leurs pas, la cadence s'accélère... Trois coups se distinguent, il les prend pour le glas de son existence, mais ne meurt pas. Les coups recommencent, il ressent la douleur d'un coup dans le dos, se réveille avec un petit cri surpris.

Les bacchantes, le décor infernal ont disparu. Ne subsiste rien de tout ce cauchemar. Rien d'autre que lui, le front moite de sueur, les yeux bouffis de sommeil, assis dans son fauteuil. Il se redresse un peu, regarde autour de lui d'un air un peu surpris, voit le feu qui crépite gentiment dans la cheminée. Tout semble silencieux. Rassénéré, Molière s'apprêtait à se rendormir lorsque trois nouveaux coups se distinguent à la porte. Il se croit retombé dans son rêve, se réveille avec surprise, mais constate qu'il ne s'était pas rendormi. On avait frappé à sa porte. Ses yeux se portèrent machinalement vers la pendule qui trônait dans un angle de la pièce. Il était plus de trois heures du matin. Le comédien se demanda bien qui pouvait venir le déranger à une heure pareille, mais il se leva néanmoins afin de répondre à cet importun. Il passa quelques secondes à réarranger sa tenue, puis se dirigea d'un pas lent vers la porte, qu'il ouvrit. Le visage de Molière trahissait sa surprise, mais aussi sa fatigue. Ses yeux étaient bouffis de sommeil, son visage assez pâle, et ses gestes encore un peu gauches. Il se reprit néanmoins rapidement, s'inclina devant le visiteur. Dans la lueur faible des bougies, il distinguait le visage du roi. Louis XIV qui frappait à sa porte... étonnant, à cette heure ci !


- Sire... L'heure est incongrue, mais que puis-je faire pour Votre Majesté ?
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MessageSujet: Re: Eurydice   Ven 2 Oct - 13:56

* Il est vrai que l'heure était tardive et que si une personne était venue frapper aux appartements de Louis à la même heure, il l'aurait renvoyé sans la moindre pitité. Mais Il était le Roy est tout le monde devait se plier à se qu'il voulait et à ce qu'il disait. Il était préoccuper par différentes choses notamment cette fameuse affaire des poisons. Il est vrai qu'il arrivait à Louis de dormir une heure ou deux par nuits et d'entamer une grosse journée par la suite. Il en avait l'habitude est à première vue son corps arrivait bien à suivre le mouvement, il n'était jamais tombé de fatigue.*

* Il frappa plusieurs fois à la porte des appartements de Molière avant que celui-ci daigne venir lui ouvrir la porte. Lorsqu'il vit la tête de Molière, il constata qu'il l'avait probablement réveillé. Probablement ? Oui assurément même, mais cela ne préoccupa nulement Louis. *

- Il se trouve que je n'arrive point à trouver le sommeil et je me demandais donc si vous pourriez me montrer ce que vous avez écrit jusqu là.

* Louis avait demandé à Molière d'écrire une pièce qui serait présentée à la journée des fiançailles de Monsieur son Frère. Il savait que l'humour de Molière était appréciée. Louis se dit que ce serait idéal en vue de l'état dans lequel il allait probablement retrouver Monsieur son Frère. Il ne voulait pas dire à Molière qu'il était préoccupé et préféra donc utiliser se pretexte.*
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MessageSujet: Re: Eurydice   Sam 14 Nov - 22:48

Sur le visage du comédien, la fatigue le disputait à l'étonnement. Le roi venait le réveiller à deux ou trois heures du matin, et ce pour lui demander ce qu'il avait écrit ?! Voilà qui était bel et bien surprenant ! Enfin, le roi était le roi (tu m'étonnes !), et il fallait bien lui obéir ! Le comédien le fit alors entrer dans ses appartements et le reçut sans cérémonie. De un parce que l'heure y était tout sauf propice, et de deux parce qu'il n'avait pas vraiment prévu l'événement. Il fallait bien reconnaître à sa décharge qu'un roi se présentait très rarement chez ses courtisans, et encore moins en la situation présente ! Il se dirigea en compagnie du roi vers le salon, dans lequel brûlait encore un confortable feu de cheminée, et invita le roi à s'asseoir dans une bergère à l'air douillet. Le comédien se mit ensuite face à son roi, après avoir été récupérer les quelques esquisses de pièces qu'il avait en tête. Il y avait là matière à plusieurs comédies en plus de l'avancée des travaux pour Psyché, mais le comédien ne tenait pas trop à dévoiler toute l'intrigue à son roi. Qu'il en sache trop aurait véritablement gâché le suspense, et tel n'était pas le désir de Molière.

Jean-Baptiste Poquelin laissa alors au roi le loisir d'examiner les quelques pièces qu'il avait esquissées, sachant bien d'un autre côté qu'il n'aurait jamais le temps de toutes les achever. Sa santé se maintenait avec difficulté, et il songeait de plus en plus à passer sa convalescence au village d'Auteuil. Il y possédait une petite maison de campagne qu'il affectionnait beaucoup, dans un lieu très propice à l'inspiration. Il y avait écrit une grnde partie du bourgeois gentilhomme en compagnie de Lully, et avait bien envie de retrouver l'ancienne complicité qu'il avait avec le compositeur des comédies-ballet. De plus en plus, il sentait l'autre Baptiste échapper à son emprise et chercher à voler de ses propres ailes, et très honnêtement... le comédien doutait de voir le musicien y parvenir sans aide, toute condescendance mise à part. Il s'efforcerait de garder sous son aile le petit musicien italien, le soutenant et l'aidant, le voyant mettre ses pièces en scène (sans le rétribuer pour autant, il touchait déjà assez ainsi, sans compter les dettes que Lully avait déjà !) et en musique, et c'était tout. Basta, comme disait l'autre, avec raison d'ailleurs. Basta cosi. Il réglerait ce point là plus tard.

Il invita donc le roi à s'asseoir, le laissa lire les pièces qu'il avait concoctées, enfin... plus exactement, les pièces qu'il avait esquissées dans l'attente de trouver un moment pendant lequel il pourrait les compléter à son aise. Il y avait là plusieurs pièces satyriques, car après s'être moqué des dévots, des précieuses et des médecins, Molière entendait bien se moquer des notaires et de la justice en général, d'où ses nouvelles frasques. Il comptait aussi se moquer des Italiens, tout respect gardé pour Lully, qui n'en était pas vraiment un (après tout, il avait été naturalisé, non ?) ainsi qu'une ou deux autres pièces moins caustiques, car de temps en temps, il fallait bien arrêter les moqueries si on ne voulait pas être haï de tous ! Et évidemment, encore et toujours des pièces satiriques sur les médecins, les médecins, les médecins, le chirurgien, l'apothicaire, le barbier et toute la clique des gens en robe noire (les curés exceptés) et aux scalpels aiguisés, ces gens que Molière ne pouvait pas du tout piffer. Le roi non plus, d'ailleurs. Bientôt, Molière comptait se moquer des diseuses de bonne aventure et des alchimistes (ainsi que des autres bohémiens à la cervelle dérangée), mais tout viendrait en son temps, si le temps se laissait suffisemment apprivoiser ! Et cela, à vrai dire... le comédien en doutait un peu. Les heures lui étaient comptées, et il le savait bien.


- Sire, j'ose espérer que certaines de ces esquisses vous plairont... Je crains ne pas pouvoir les porter en scène avant un bon bout de temps, mais s'il Vous convient d'en voir bientôt certaines, ce sera avec le plus grand plaisir, comme à l'ordinaire.
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MessageSujet: Re: Eurydice   Mar 9 Fév - 21:59

*Louis prit les feuilles que Molière lui tendait. Il constata à son grand regret, qu’il était loin d’être en forme. D’habitude, Molière était plein de vie mais pas là. Louis avait l’impression de se trouver face à un étranger. Il regarda ce que ce dernier avait commencé à écrire. Il fut heureux de constater que malgré ses faiblesses, Molière était toujours aussi doué. Louis en vint quand même à regretter de l’avoir dérangé à cette heure si tardive. Il aurait mieux fait de continuer sa promenade plutôt que d’aller retirer des heures de sommeil à ce pauvre Molière. En vue de ce qu’il avait écrit, Louis avait vraiment hâte de le voir sur scène. Molière faisait partie des rayons du Soleil qui aidait ce dernier à avoir tant d’éclat. Louis finit par lui tendre les feuilles. *

-Je vois que vous êtes toujours aussi doué mon ami. Je dois bien avouer, que j’ai hâte de voir tout ceci sur scène. Quand est ce que vous avez prévu de jouer avec vos comédiens ?

*Quelqu’un de censé, aurait dit à Molière de se reposer et revenir dans de meilleures conditions. Mais de ce côté-là, Louis ne pensait qu’à sa personne et à son confort. Pour lui, tout le monde devait être à sa disposition à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Molière en faisait les frais à ce moment même d’ailleurs. Mais il remarqua quand même que Molière n’avait pas l’air en très grande forme. Il avait une petite mine et toussait beaucoup. *

-Est-ce moi qui me fait des illusions ou vous êtes bien malade Molière ?

*La santé de ce dernier était en train de se détériorer à très grande vitesse. Mais Louis avait besoin de lui plus que jamais. Molière avait un talent inégalable, et malade ou pas, il était absolument hors de question pour Louis de le laisser s’en aller. *

Hj : dsl, je sais que c est court, mais je n’ai pas trop d’inspi :s
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MessageSujet: Re: Eurydice   Dim 21 Fév - 1:10

Au moins, il pouvait constater que son talent ne s'était pas amoindri avec sa santé, se réjouit Molière en voyant le roi sourire de plus en plus à la lecture de ses facéties. Molière prenait un grand plaisir à dépeindre les gens qu'il croisait, à faire de la caricature édulcorée, et le public le lui rendait bien. Du moins, lorsqu'il avait l'intelligence de reconnaître que tout ceci n'était, après tout, que du théâtre ; de la comédie qui plus est, et qu'iln'y entendait pas malice. Enfin, pas vraiment. Bon d'accord, il y entendait malice et espérait bien mener les gens et la société à changer, mais ça, comme qui dirait, même pas en rêve, même pas en réalité ! Il était bien trop petit comédien pour pouvoir se permettre de telles utopies, lorsque même un roi comme celui qu'il avait face à lui était incapable de changer les mentalités en profondeur, ne parvenant qu'à les masquer sous les traits de l'hypocrisie.

Lorsqu'il lui rendit les feuilles, Molière les reprit avec un sourire et les déposa sur un guéridon proche de lui. Ce que venait de lui dire le roi l'avaitplongé dans un certain désarroi : il voulait savoir quand auraient lieu les prochaines répétitions. Or, le comédien n'avait pas du tout l'intention de faire répéter ses acteurs avant un certain moment... Par exemple, le temps qu'il se remette du nouvel assaut de sa phtisie et qu'il prenne un bon mois de convalescence à Auteuil. Il ferait éventuellement répéter les comédiens chez lui... Enfin, ça, on verrait bien le moment venu, d'autre part. Toujours était-il que si le roi voulait du théâtre sur le champ, ça allait être légèrement difficile... Psyché était achevée et se voyait déjà entre les mains des acteurs pour les répétitions, et des danseurs pour les ballets. Il ne restait plus qu'à Molière d'écrire la suite. Et la Comtesse d'Escarbagnas serait la prochaine pièce sur le métier.


- A vrai dire, Sire, les répétitions de Psyché sont pratiquement abouties, et la première aura lieu dans les temps. Pour le reste, j'ignore complètement comment les choses avanceront.

En priant pour qu'elles n'avancent pas trop mal. Enfin, il connaissait bien sa verve créatrice, et était parfois sujet, comme tout le monde, au manque d'inspiration ! Mais ça, il s'en chargerait plus tard ! En attendant, la mention que le roi faisait de sa santé ne manquait pas de l'inquiéter un peu. Qu'allait penser le souverain de ce nouvel accès de faiblesse ? Molière hésitait, à quelques jours de la première, à faire retarder celle-ci pour cas de force majeure. Ou plus exactement, pour raisons de santé. Enfin, il n'avait toujours pas pris sa décision. On verrait bien, c'était la seule chose de laquelle il pouvait être sur ces derniers temps. Quand bien même il ne reporterait pas la pièce, il y ferait peut-être tenir son rôle par un autre acteur, qui sait ? Son rôle de zéphyr n'était pas des plus importants...

- Vous ne vous trompez guère, Sire. J'espère néanmoins être en assez bonne santé pour présenter devant vous ma nouvelle pièce...

Oui, enfin, sa... Disons, leur nouvelle pièce. Car il ne l'avait pas écrite seule : Pierre Corneille et Philippe Quinault l'avaient aidé pour le texte, et Lully s'était même piqué d'écrire une scène en italien en plus des ballets. Mais ça, ce n'était qu'un maigre détail.
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MessageSujet: Re: Eurydice   Mer 24 Fév - 23:20

* Louis se délectait dans sa lecture. Il n’y avait pas à dire, Molière était vraiment doué dans ce qu’il faisait. Et même si Louis ne le montrait pas, il avait quand même mal de le voir aussi malade. Il se demandait quand même ou Est-ce que ce dernier aller chercher des idées aussi bonnes. Car tout était vraiment bien tourné. La plupart des personnes n’appréciaient pas l’humour de Molière. Louis avait même était très mal vu par l'église et certaines personnes. Sa feu Mère par exemple, n’avait pas tout approuvé ce que le comédien avait écrit. Mais après tout, il n’y a que la vérité qui blesse. *

* Louis le regarda poser le tout mais vit néanmoins un léger malaise dans les yeux du comédien. Pour quelle raison ? Il n’allait certainement pas tardé à le savoir. Mais il espérait que la réponse serait à la hauteur de son attente. Car c’est bien connu, quand le Roi ordonne. On exécute . Et Louis n’est pas le genre de personne qu’on peut faire attendre. Il regarda Molière et attendit que ce dernier parle. Et la réponse ne fut justement pas ce qu‘il attendait.*

- C’est une excellente nouvelle, enfin pour le début en tout cas. Pour quelle raison Est-ce que vous l’ignorez?

* Louis ignorait que Molière souhaitait retarder la pièce. En même temps, la raison était plus que valable. Il fallait être réaliste, la santé de ce cher Molière n’allait pas en s’améliorant. Mais il y allait avoir de très forte chance pour que Louis lui accorde ce que Molière souhaitait. Louis était assez égoïste certaines fois. Il n’y avait rien d’étonnant à cela d’ailleurs. Sa feu Mère n’avait cesser de lui dire qu’il était le plus grand le plus fort, le centre de tout. Comment voulez vous qu’il agisse autrement ? *

- Mais je suis certain que vous me donnerez le résultat que j’espère.

* En lui disant cette phrase, Molière avait tiré sur la sonnette d’alarme afin de lui faire comprendre de manière détournée qu’il n’était pas vraiment en état de le faire dans l’immédiat. Mais sur ce coup-là, Louis fit la sourde oreille.*
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